Sange – Kavimvira (RDC) : des réfugiés burundais en camps de transit exigent d’être délocalisés


Ils veulent rejoindre leurs compatriotes installés dans les camps de transit proprement dit de Mulongwe. Ils dénoncent les conditions de vie dans les camps de transit.

Cet appel est lancé par des réfugiés burundais des camps de transit de Sange et Kavimvira situés dans le territoire d’Uvira au Sud-Kivu (RDC). Ils se disent menacés par de mauvaises conditions de vie et veulent être installés dans le camp de Mulongwe situé dans le territoire de Fizi.

Ils se comptent à plus de 450 et affirment ne manger qu’une seule fois par jour. Ils déplorent ne pas recevoir d’aide humanitaire régulièrement. Ils sont obligés d’aller travailler dans les champs des Congolais pour survivre.

Selon des témoignages des réfugiés, ils dorment dans deux hangars, un réservé aux hommes et un autre réservé aux femmes et aux enfants. Une situation qui départage les époux. Selon eux, ce système d’hébergement est contre le principe du HCR de réunification familiale.

Certains d’entre eux viennent de passer plus de 4 mois dans ces camps de transit qui continuent aussi d’accueillir de nouveaux arrivants.

La commission congolaise chargée des réfugiés tranquillise ces Burundais. Selon elle, le processus de leur délocalisation est en cours. Elle explique que l’opération de prélèvement d’empreintes digitales est en cours malgré quelques obstacles techniques.