Covid-19 : un neurologue et 4 infirmiers atteints du Coronavirus à l’hôpital militaire de Kamenge (Bujumbura)


L’information a été confirmée par des sources médicales. L’hôpital compte actuellement 13 malades du Covid-19. Le personnel dit craindre une propagation importante malgré des mesures prises dès le début de la pandémie. (SOS Médias Burundi)

Les 5 cas testés positifs parmi le personnel de l’hôpital sont affectés au service de prise en charge de la Covid-19. Selon nos sources, tous sont actuellement confinés chez eux.

Prise en charge payante

Dans cet hôpital militaire, les malades du Coronavirus admis doivent payer les soins, indiquent nos sources.

L’autorité administrative de notre hôpital a suspendu la gratuité des soins administrés. Ils doivent régler les frais exigés pour être soignés. Le pire, c’est qu’il n’y a plus de chambres d’hospitalisation. Ils se font examiner et rentrent chez eux avec un grand risque de contagion.

Un médecin ayant requis l’anonymat et qui précise que seuls les cas présentant des problèmes
de respiration sont hospitalisés

Des proches de patients se plaignent de la situation. « C’est insupportable qu’une personne atteinte dont le traitement est universellement gratuit soit obligée de payer les soins. On ne comprend pas ce qui se passe avec la gestion du Covid-19 ».

La direction de l’hôpital qui dispose d’une autonomie de gestion aurait pris cette décision à cause d’un retard de remboursement du gouvernement.

Hier, à l’occasion de son investiture à la plus haute fonction de l’État, Évariste Ndayishimiye s’est exprimé sur la pandémie. « Dans le contexte actuel de la pandémie mondiale due au Covid 19, nous rendons grâce au Seigneur pour les faibles taux de propagation et de mortalité enregistrés dans notre pays. Ceci étant, je demande à tous les Burundais de prendre toutes les mesures possibles pour contenir la propagation du virus », a déclaré le président du Burundi.

Et d’ajouter : « Chacun a son rôle à jouer en respectant les recommandations du ministère de la santé publique. Nous exhortons tous ceux qui pensent en être atteints d’approcher les structures sanitaires les plus proches dès l’apparition des premiers symptômes pour une prise en charge rapide », à insisté le chef de l’État.