Nakivale (Ouganda): recrudescence des cas de violences domestiques
Les cas de violences domestiques deviennent de plus en plus inquiétants au camp de réfugiés de Nakivale.Des femmes burundaises installées dans ce camp indiquent que ce sont les boissons prohibées qui sont à la base de la multiplication des violences conjugales. (SOS Médias Burundi)
Kabazana A est cité parmi les villages qui enregistrent plus de cas de violences domestiques selon nos sources. « C’est le quartier le plus surpeuplé. Là, beaucoup de femmes sont plus tabassées par leurs époux. Dernièrement, il y a une femme qui a failli succomber suite aux coups de bâtons lui infligés par son mari », expliquent nos sources.
La consommation des boissons prohibées en est la principale cause. « Même si l’on n’a pas pu savoir les vraies raisons, la consommation des boissons prohibées comme ‘Kanyanga’ s’est avérée l’une des causes. La victime a été admise à l’hôpital de Nyarugugu où elle a subi des soins intensifs”, a raconté à SOS Médias Burundi un réfugié.
Des responsables de réfugiés à Nakivale affirment que de cas pareils sont fréquents, surtout en cette période de confinement. Ils indiquent avoir recensé trois cas d’assassinat liés aux violences domestiques et cinq cas de coups et blessures. Tous ces incidents ont été enregistrés au village de Kabazana A, depuis mars dernier.
Des réfugiés dénoncent l’inaction de la police. Ils font savoir les auteurs de ces actes sont relâchés après deux ou trois jours de détention, sans qu’il y ait des enquêtes sérieuses. “Quelqu’un qui commet un forfait alors qu’il a de l’argent pour donner en guise de corruption aux policiers, il n’a pas besoin d’être retenu pour longtemps, il est vite libéré. Cette impunité joue un grand rôle dans la recrudescence des cas de violences domestiques ici à Nakivale”, se lamentent plusieurs réfugiés burundais.
Les réfugiés demandent au HCR de s’impliquer pour mettre fin à ce genre de violences.
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