Arrestations en cascade des membres du CNL à Mutimbuzi
À l’origine, une bagarre qui a éclaté entre des militants du CNDD-FDD et du CNL au moment où ce dernier allait ouvrir sa permanence locale. Les interpellés sont actuellement détenus au cachot de la police locale. Les responsables de la première formation politique d’opposition dénoncent un harcèlement politique à la veille des élections de mai 2020. ( SOS Médias Burundi)
Selon des témoins, le parti CNL devrait inaugurer son local, mais s’est heurté à un refus catégorique des administratifs à la base. « Alors que les responsables du CNL brandissaient l’autorisation de mener l’activité, des Imbonerakure et des administratifs à la base s’y sont opposés, et elle a été reportée », racontent des habitants qui ont assisté à la scène.
Nos sources disent que le même jour, des Imbonerakure se sont organisés pour démolir la même permanence pendant la nuit. « Des militants du CNL qui avaient eu écho de ce mauvais plan des Imbonerakure sont intervenus pour s’opposer à sa démolition. Ainsi la bagarre a éclaté, faisant une dizaines de blessés », disent-elles.
La police est tardivement intervenue dans la matinée de dimanche et procédé aux arrestations des militants du CNL dont un responsable local, selon nos sources. Depuis, au-moins six responsables locaux de ce parti dirigé par le premier vice-président de l’Assemblée Nationale ont été interpellés.
Ce sont des responsables locaux basés à la transversale 15 et dans la localité de Samariro qui ont été plus ciblés : une femme et cinq hommes. Il s’agit d’Élie Nahaayo, Daniel Ndayiziga, jean Bosco Kubwayo, Fulgence Habarugira, Célestin Nzeyimana et de Françoise Kankundiye.
Ils sont détenus dans les cachots de la police locale à Gatumba.
Dans la même commune, deux maisons appartenant à des militants du CNL auraient été détruites par des jeunes du parti au pouvoir, d’après des sources locales.
Des responsables du CNL dénoncent un harcèlement et des abus organisés et commis par le parti au pouvoir contre l’opposition.
Ils demandent à la justice d’intervenir pour protéger tous les citoyens sans distinction d’appartenance politique.
Contacté, l’administrateur communal de Mutimbuzi a dit ne pas être au courant de ces incidents.
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