Rumonge : le parquet relâche 25 détenus
Le parquet de Rumonge (sud-ouest du Burundi) a décidé de libérer 25 détenus ce vendredi. Ils étaient cloués à la prison de Murembwe (même province de Rumonge). Des défenseurs locaux des droits humains saluent la mesure. Mais ils demandent qu’elle soit appliquée aussi pour d’autres prisonniers qui remplissent les conditions. (SOS Médias Burundi)
La mesure de les relâcher a été prise après une visite du procureur de Rumonge à la prison de province, selon nos sources. « Il a annoncé que c’est pour désengorger la prison qui est surpeuplée », disent des sources judiciaires.
Toutefois, des défenseurs de droits humains et détenus eux, parlent d’un nombre moins signifiant, « si du moins l’objectif est de désengorger la prison ».
« La maison carcérale de Rumonge a une capacité d’accueil de 800 personnes. Mais elle compte plus d’un millier, ce qui rend difficile les conditions carcérales. Et parmi eux, il y en a qui remplissent les conditions requises et prévues par la loi pour être relâchés ou pour bénéficier d’une liberté provisoire. Il faudrait alors étendre la mesure à d’autres détenus[…] », ont-ils réagi.
Les 25 détenus qui viennent d’être relâchés avaient pour la plupart été condamnés pour vol qualifié ou simple, abus de confiance, stellionat ou encore rébellion contre jugement de la justice.
_____________
Photo : la province de Rumonge
You might also like
Ruyigi : deux Imbonerakure en détention à la prison de province
Félix Niyonkuru et Félix Bizimana, tous les deux membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD, ont été arrêtés le 6 mai dernier par la police à leur domicile respectif.
Cibitoke : trois personnes jugées coupables dans l’affaire du meurtre d’un taxi-motard
Le procès pour flagrance a eu lieu au tribunal de grande instance de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) . La cour a statué sur la peine de prison à perpétuité pour
Bubanza : cinq personnes condamnées dans une affaire de rumeur de “vol de sexe” à Gihanga
SOS Médias Burundi Bubanza, 12 mars 2026— Une rumeur insolite de “vol de sexe” à Gihanga a provoqué des violences et conduit à la condamnation de cinq personnes, dont un
