Nyanza-Lac : plusieurs personnes tabassées par un commissaire de police

Nyanza-Lac : plusieurs personnes tabassées par un commissaire de police

Plusieurs personnes dont une vieille femme ont été passées à tabac par le commissaire de police, Moïse Arakaza connu sous le sobriquet de Nyeganyega. Les faits se sont passés en fin d’après-midi ce samedi sur la colline de Muyange de la commune de Nyanza-Lac, en province de Makamba (sud du Burundi). Le commissaire de police a avoué les faits qui lui sont reprochés, du moins pour un cas. Il a indiqué qu’il était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits. (SOS Médias Burundi)

Selon des témoins, le commissaire Moïse Arakaza connu sous le sobriquet de Nyeganyega et ses deux gardes du corps ont semé le désordre au stade de la zone de Muyange.

C’était à l’occasion d’une compétition de musiciens locaux organisée au chef-lieu de la zone.

Personne ne sait ce qui s’est passé lorsque Moïse Arakaza a commencé à lancer des pierres aux participants de ce concert musical.

Accompagné de ses deux gardes, il a poursuivi les personnes qui fuyaient en lançant des pierres jusqu’à leurs domiciles.

Une vieille femme parmi les victimes

Isidora Niyonizigiye, sexagénaire(épouse d’un ancien chef de zone de Muyange) rencontrée à son domicile a été tabassée par le commissaire Nyeganyega.

Il a cessé de lui infliger des coups de points et de bottines lorsque des voisins ont accouru pour protester contre ce traitement inhumain, disent des voisins.

Moïse Arakaza aurait dit qu’il avait agi sous l’effet de l’alcool avant de demander pardon à la victime.

Les activités d’une église locale perturbées

Dans la foulée, des fidèles de l’église anglicane dans la localité, ont dû interrompre leur culte suite à ces jets de pierres contre tout passant.

Moïse Arakaza est connu dans plusieurs dossiers de bavures depuis sa réaffectation au commissariat provincial de Makamba comme G2 (chargé du renseignement et des opérations ).

Des habitants du chef-lieu de la zone de Muyange, surtout des chauffeurs de moto-taxi évoquent le fait qu’il agit comme un bandit en leur tendant des embuscades notamment.

« Ceux qui sont attrapés sont rançonnés jusqu’à des sommes allant de 50 mille à 100 mille francs burundais. Les motards qui arrivent à s’enfuir en laissant des bagages sur le lieu de l’embuscade, Moïse Arakaza les confisque avant de les vendre car personne n’ose les revendiquer », témoignent des concernés.

Très récemment, cet officier de la PNB (Police nationale du Burundi) avait lui aussi été tabassé par des motards du chef-lieu de la commune de Mabanda. Quelques temps plus tard, il a frappé un agronome communal de Mabanda.

Ce dernier a porté plainte à la cour d’appel de Makamba qui a puni le commissaire d’une amende de 250 mille francs.

L’officier a souvent été cité dans des abus et violations des droits humains dont des assassinat des opposants dans les provinces du sud-ouest lors des dernières années. Parmi les victimes figurent un mineur.

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Photo : le commissaire de police Moïse Arakaza alias Nyeganyega, DR

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