Malawi : six membres d’une famille burundaise périssent dans un incendie au camp de Dzaleka
SOS Médias Burundi
Dzaleka, 21 octobre 2026 — Un couple et ses quatre enfants ont péri dans un incendie qui a ravagé leur habitation dans la nuit de mardi à mercredi, dans la zone de Katuza, au camp de réfugiés de Dzaleka, au Malawi. Alors que les circonstances exactes du drame restent inconnues, la police a ouvert une enquête. Des informations non confirmées évoquent la possibilité d’un acte criminel, plongeant la communauté burundaise du camp dans la peur et le désarroi.
Le père de famille était un commerçant bien connu dans le camp, où il tenait une boutique et proposait des services de transfert d’argent par téléphone. La famille, d’origine burundaise, vivait à Dzaleka depuis plus de sept ans.
Selon les premières informations recueillies, des voisins auraient tenté de leur porter secours, mais le feu s’était déjà propagé alors que les occupants dormaient.
Une enquête ouverte pour déterminer les causes du drame
L’origine de l’incendie demeure inconnue. La police a ouvert une enquête afin d’établir les circonstances de cette tragédie. Les corps des six victimes ont été transférés à l’hôpital du district de Dowa, dans la région centrale du Malawi, où se trouve le camp de réfugiés de Dzaleka, pour les procédures nécessaires et d’éventuelles investigations médico-légales.
Des informations attribuées à des sources proches de l’enquête, mais qui restent à vérifier, font état de soupçons d’incendie criminel. Selon ces sources, les six victimes auraient été retrouvées « au même endroit, dans une seule chambre, alors qu’elles n’auraient pas toutes dormi ensemble ».
D’autres témoignages non confirmés avancent l’hypothèse selon laquelle les victimes auraient été battues avant que leur habitation ne soit incendiée à l’aide d’un produit inflammable, possiblement de l’essence.
Ces allégations n’ont toutefois pas été officiellement confirmées par les autorités. Elles devront être vérifiées au cours des investigations policières.
Par ailleurs, un voisin qui aurait passé la soirée précédant le drame avec l’une des victimes dans un bistrot aurait été arrêté par la police pour les besoins de l’enquête. Les raisons précises de cette arrestation et le statut de la personne concernée n’ont pas encore été officiellement établis.
La communauté burundaise sous le choc
Le drame plonge la communauté burundaise de Dzaleka dans une profonde consternation. Son représentant au sein du camp tente de rassurer les habitants, tout en déplorant la répétition d’incidents criminels qui, selon lui, continuent de menacer la sécurité des réfugiés burundais.
Selon des voisins, la famille décédée entretenait de bonnes relations avec son entourage. Ces témoignages rendent la tragédie d’autant plus douloureuse pour les habitants de la zone de Katuza, qui cherchent à comprendre ce qui a pu se produire.
Au-delà de la douleur des proches, ce drame ravive les inquiétudes concernant la sécurité au sein du camp. Des habitants déplorent des faits de criminalité récurrents et réclament des mesures de protection plus efficaces pour les personnes qui y vivent.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête, la communauté burundaise reste sous le choc et espère que les autorités feront rapidement la lumière sur les circonstances de la mort des six membres de cette famille.
À ce stade, il reste impossible de déterminer si l’incendie est d’origine accidentelle ou criminelle. Seules les conclusions de l’enquête permettront d’établir les faits et, le cas échéant, d’identifier les éventuels responsables.
Situé dans le district de Dowa, dans la région centrale du Malawi, le camp de réfugiés de Dzaleka accueille plus de 50 000 personnes, dont plus de 11 000 Burundais, selon les chiffres communiqués par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ce drame soulève une nouvelle fois la question de la sécurité des réfugiés et de leur protection face aux violences et aux actes criminels.
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Photo : Le couple de réfugiés burundais qui a péri dans un incendie avec ses quatre enfants au camp de Dzaleka, dans le district de Dowa, au centre du Malawi. © DR/SOS Médias Burundi
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