Dzaleka (Malawi) : quatre adolescentes portées disparues
Des réfugiés s’inquiètent d’un possible trafic humain suite à la disparition de quatre adolescentes. Selon certaines informations, elles auraient été emmenées vers des pays arabes en passant par l’Afrique du Sud. La police est à l’œuvre pour traquer les auteurs de ce trafic. (SOS Médias Burundi)
Un mois vient de s’écouler sans les nouvelles de quatre jeunes filles mineures. Elles ont entre 13 et 16 ans. Trois d’entre elles sont Congolaises, l’autre est Burundaise. Leurs parents sont inquiets.
« On a cherché partout, on a alerté la police, en vain. Pas de traces. Nous sommes très inquiets et nous soupçonnons que c’est un trafic humain qui a repris ici. Nous demandons aux instances de sécurité et de l’immigration de nous aider à retrouver nos enfants, qui sont encore mineurs », s’alarment les parents et voisins.
En janvier 2022, au moins 20 jeunes filles avaient disparu du camp de Dzaleka vers une destination qui n’a été connue que cinq mois plus tard : les pays du Golfe en passant par l’Afrique du Sud.
Une Congolaise soupçonnée d’être impliquée dans ce trafic avait été interpellée par la police.
« D’habitude, des gens promettent un emploi bien payant à ces filles pour ensuite les vendre dans les pays arabes ou en Afrique du Sud, les communications téléphoniques sont aussitôt coupées après leur arrivée dans ces pays, ce qui laisse présager des traitements inhumains à ces filles. Nous demandons à la police des frontières d’être vigilante pour essayer de contenir le mouvement qui refait surface », appellent des réfugiés burundais et congolais du camp de Dzaleka au Malawi.
Le camp de Dzaleka compte plus de 50 mille réfugiés, issus de plusieurs pays africains, dont plus de 11 mille Burundais.
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Photo : des réfugiés burundais, rwandais et congolais embarqués dans un camion policier vers le camp de Dzaleka
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