Bujumbura : un employé du BBN retrouvé mort à Kibenga, sa famille soupçonne un meurtre
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 20 août 2026 — Le corps sans vie de Raphaël Hakizimana, employé du Bureau burundais de normalisation (BBN), a été retrouvé dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 2026 à l’avenue du Large, au quartier Kibenga, dans la capitale économique Bujumbura.
Selon des sources proches de la famille, Raphaël Hakizimana aurait quitté son domicile situé au quartier Mugoboka, dans le nord de Bujumbura, dans la nuit, à l’insu de ses proches. Son corps aurait ensuite été retrouvé à Kibenga au cours de la même nuit.
Une mort aux circonstances encore mystérieuses
Les circonstances exactes de son décès restent pour le moment inconnues. D’après les mêmes sources, le corps ne présenterait pas de traces apparentes de blessures.
Certains proches de la victime soupçonnent toutefois qu’il aurait pu être étranglé avant que son corps ne soit abandonné à l’avenue du Large. Cette hypothèse n’a pas été confirmée par les autorités compétentes et doit encore être établie par une enquête et, le cas échéant, par des examens médico-légaux.
La famille s’interroge également sur les circonstances dans lesquelles Raphaël Hakizimana aurait pu se retrouver à Kibenga après avoir quitté son domicile à Mugoboka, dans le nord de la ville.
Une nouvelle mort dans un contexte d’inquiétudes sur la sécurité
Récemment, le porte-parole de la Police nationale du Burundi (PNB), Désiré Nduwimana, avait annoncé l’interpellation de plus de 800 personnes dans le cadre d’opérations menées dans plusieurs quartiers de Bujumbura, après la découverte de trois corps sans vie.
Selon le porte-parole, certaines personnes recherchées ou soupçonnées d’être impliquées dans des actes criminels se cacheraient notamment dans des buissons, des vallées de rivières, des maisons en construction non achevées ou encore sous certains ponts.
Cette déclaration, faite avant la découverte du corps de Raphaël Hakizimana, prend une résonance particulière alors que cette nouvelle mort vient raviver les inquiétudes sur la sécurité dans la capitale économique et susciter de nouvelles interrogations sur les circonstances de certains décès à Bujumbura.
Aucun élément ne permet toutefois, à ce stade, d’établir un quelconque lien entre la mort de l’employé du BBN et les trois corps évoqués par la police.
La famille réclame une enquête
Les proches de la victime demandent l’ouverture d’une enquête minutieuse afin d’établir les circonstances exactes de sa mort et d’identifier d’éventuels responsables.
Ils souhaitent notamment que les enquêteurs reconstituent les dernières heures de Raphaël Hakizimana, déterminent avec qui il aurait pu être en contact avant sa mort et établissent comment son corps a été retrouvé à l’avenue du Large.
Les mobiles derrière ce décès demeurent également inconnus.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été rendue publique sur les circonstances de cette mort. La famille espère qu’une enquête permettra de déterminer les causes exactes du décès et de faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles cet employé du BBN a perdu la vie.
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Photo : Des habitants de Bujumbura marchent dans un quartier situé non loin de Kibenga, où le corps sans vie de Raphaël Hakizimana, employé du Bureau burundais de Normalisation (BBN), a été retrouvé le 18 août 2026. © SOS Médias Burundi
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