Pierre Nkurunziza annonce plusieurs changements et s’en prend aux « colons »


Dans son discours prononcé dans le cadre de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance du Burundi, le président Nkurunziza a mis en avant les nouvelles appellations de plusieurs infrastructures publiques et pointé du doigt « l’ingérence » de la communauté internationale. (SOS Médias Burundi)

Ces changements viennent rétablir la dignité de ceux qui ont honoré le Burundi dans la passé, a souligné le Président de la République.

L’Aéroport international de Bujumbura portera désormais le nom « Aéroport international Melchior Ndadaye« .

Le boulevard du 28 novembre quant à lui deviendra « boulevard Mwezi Gisabo« .

Le boulevard du 3 septembre portera l’appellation du  » boulevard général Adolphe Nshimirimana« .

Le stade Prince Louis Rwagasore prendra le nom du « stade Intwari (Héros).

Le camp militaire commando de Gitega qui était connu sous le nom du 211e camp militaire deviendra le « camp Ntare Rugamba« .

Une commission chargée de planifier ces changements sera mise sur pied. Elle aura 3 mois pour rendre le résultat de son travail, a-t-il précisé.

De nouvelles mesures annoncées

Le président Nkurunziza a suspendu les contributions aux élections de 2020.  » Vu que le budget nécessaire a presque été atteint, les fonctionnaires de l’État et tous les Burundais doivent arrêter de contribuer. Seuls ceux qui ne l’avaient pas encore fait ou les volontaires pourraient contribuer ”.

La mesure de suspension des annales des fonctionnaires qui étaient en vigueur depuis 4 ans a aussi été levée.

Les « colons » cités plusieurs fois

Dans son discours, le Président Nkurunziza a à maintes reprises indexé les « colons » qui selon lui sont source des diffucultés auxquelles est confronté le Burundi.

«On n’acceptera plus aucune aide extérieure qui viendrait mettre en cause notre souveraineté»

Président Pierre Nkurunziza

Selon lui, ils ont été les premiers à semer la discrimination au sein des Burundais.

Il a dénoncé certains changements introduits par les anciennes puissances coloniales dont l’Allemagne et la Belgique. «Aujourd’hui ils sont partis, tout en nous laissant dans l’impasse», a-t-il insisté.

Le numéro un burundais prône l’indépendance totale de son pays. «On n’acceptera plus aucune aide extérieure qui viendrait mettre en cause notre souveraineté», a affirmé le Président Nkurunziza.