13 organisations demandent l’intervention du HCR pour s’opposer au rapatriement forcé des réfugiés burundais


Burundi Tanzanie Nyarugusu

A l’occasion de la dernière visite du ministre burundais de l’intérieur dans les camps de réfugiés, son homologue tanzanien de l’intérieur a annoncé que les deux pays se sont convenus de rapatrier de force les réfugiés burundais se trouvant sur le sol tanzanien à partir du 1er octobre 2019. Pour ces organisations dont leurs leaders sont en exil, le projet n’est pas sans conséquences fâcheuses pour les réfugiés burundais. (SOS Médias Burundi)

Dans une correspondance de quatre pages, les 13 organisations de la société civile burundaise affirment que plus d’un demi-million de Burundais ont trouvé refuge dans les pays frontaliers (270.000 en refuge en Tanzanie) depuis la crise politique de 2015.

Ces organisations s’insurgent contre le rapatriement forcé des réfugiés burundais à partir du 1er octobre 2019 qui vient d’être décidé par le gouvernement tanzanien. Les réfugiés burundais vivant en Tanzanie font par ailleurs, depuis un certain temps, objet d’attaques à mains armées menées depuis le territoire burundais par des services de renseignements de ce pays ou des Imbonerakure (jeunes affiliés au parti au pouvoir CNDD-FDD), affirment les 13 organisations.

Une situation qui a poussé certains de ces réfugiés à partir ailleurs, confirment les signataires de la lettre. D’autres réfugiés qui sont restés en Tanzanie vivent dans une peur panique accentuée par « un harcèlement excessif et continu des autorités tanzaniennes qui les incitent à rentrer de force depuis 2018 », rappellent les organisations qui se sont confiées au patron du HCR.

Pour les 13 organisations, les violations des droits humains et les violences de toute sorte se commettent tous les jours et l’insécurité règne sur tout le territoire burundais, la répression et le harcèlement des réfugiés s’accroissant au même rythme.