Tanzanie : MI-RPD demande à la Tanzanie de revenir sur sa décision de rapatrier de force les réfugiés burundais


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Le Mécanisme pour l’Initiative de la Recherche de la Paix et le Développement, MI-RPD demande à la Tanzanie de revenir sur sa décision de rapatrier de force les réfugiés burundais. Cette ONG qui lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres craint qu’il puisse y avoir encore des victimes de telles armes parmi ces réfugiés. (SOS Médias Burundi)

Le mois de septembre 2019 a été décrété par l’Union Africaine comme mois d’amnistie en faveur de la récupération des armes légères et de petits calibres détenues illégalement. Par cette disposition, les groupes armés et les individus en possession de ces armes sont encouragés à remettre volontairement leurs armes sans craindre d’être arrêtés ou poursuivis en justice au cours du mois de septembre.

D’après l’UA, cette initiative de “réduire la violence liée aux armes à feu” est un pas en avant pour mettre fin aux conflits sur le continent africain et inaugure une nouvelle ère de paix et de développement.

La société civile contre la prolifération des armes lancent un appel vibrant pour qu’il n’y ait plus de “victimes délibérées” de ces armes. Par-là, le Mécanisme pour l’Initiative de la Recherche de la Paix et le Développement, MI-RPD, critique la décision de la Tanzanie de vouloir rapatrier de force les réfugiés burundais.

“Ce rapatriement devrait se faire de façon à ce qu’il n’y ait aucune victime d’armes légères et de petits calibres qui s’en suive. Les règles élémentaires des droits de l’homme doivent être scrupuleusement respectées,” a indiqué M. Jean Claude Sinzinkayo, représentant légal de cette organisation basée à Kampala en Ouganda.

Et d’ajouter que “les gouvernements du Burundi et de la Tanzanie ainsi que l’ONU, l’UA et le HCR devraient veiller à ce que le retour des réfugiés soit volontaire conformément aux conventions internationales. »

Le Mécanisme pour l’Initiative de la Recherche de la Paix et le Développement, MI-RPD, souligne que les armes détenues illégalement continuent de faire des dégâts au Burundi. Il parle des vols à main armée, de meurtres et de disparitions forcées.

Cette déclaration est faite après que le Burundi et la Tanzanie aient résolu de rapatrier, de gré ou de force, plus de 180 mille réfugiés burundais installés en Tanzanie.

L’ACCORD ENTRE KIGALI ET KAMPALA, UN BON EXEMPLE

La société civile qui milite contre les armes légères et de petits calibres se dit néanmoins satisfaite d’un mémorandum d’accord entre l’Ouganda et le Rwanda signé le 21 août 2019 en Angola pour normaliser la situation.

“Nous demandons que ceux qui ont contribué à la réalisation du mémorandum puissent également aider afin qu’il y ait un accord similaire entre le Burundi et le Rwanda. Cela aiderait à arrêter la formation des groupes armés et à désarmer les individus en détention des armes illicites dans cette région, « souligne-t-elle.