Bubanza : le parquet général de la République veut retirer à nos confrères et consoeurs d’Iwacu leur qualité de journaliste


Le procureur général de la République a rendu publique la position de son institution dans un communiqué de presse ce Jeudi. L’équipe des reporters d’Iwacu doit rester détenus provisoirement. Sylvestre Nyandwi, procureur général de la République explique que les quatre reporters d’Iwacu n’ont pas été arrêtés à cause de leur métier. ( SOS Médias Burundi)

C’est ce Jeudi  31 Octobre que le parquet général de la République a annoncé sa position par rapport à l’emprisonnement des reporters du groupe de presse Iwacu et leur chauffeur.

Le procureur général, Sylvestre Nyandwi confirme la décision de la chambre de conseil du Tribunal de Grande Instance de Bubanza qui maintient en détention les journalistes Térence Mpozenzi, Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerima et leur chauffeur Adolphe Masabarakiza.

Dans ce communiqué, cette autorité judiciaire explique que nos confrères n’ont pas été arrêtés à cause de leur métier, plutôt sur base d’une infraction à leur charge, peut-on lire.

Le procureur général de la République accuse les quatre journalistes et leur chauffeur d’avoir eu des informations en rapport avec  l’attaque des rebelles en commune de Musigati, ce qui, selon Sylvestre Nyandwi, justifie leur interpellation par le parquet de Bubanza et leur mise sous mandat d’arrêt.

Il affirme néanmoins que les quatre journalistes et leur chauffeur peuvent interjeter appel devant la cour d’appel.

Nos confrères et consoeurs d’Iwacu et leur chauffeur ont été arrêtés le 22 Octobre dernier en commune de Musigati. Ils travaillaient sur les suites d’une importante attaque armée dans la région.