Attaque de Mabayi : 9 morts, plusieurs blessés et portés disparus (source militaire)


Neuf militaires, dont un officier-major ont été tués lors d’une attaque dans la forêt de la Kibira à 7 heures de marche du chef-lieu de Mabayi (province de Cibitoke, nord-ouest du Burundi). L’armée burundaise s’est chargée de récupérer les corps, d’après un responsable militaire. Ce bilan fait aussi état 15 survivants et de dizaines de militaires dont on est sans nouvelles. (SOS Médias Burundi)

D’après nos informations, un autre major a succombé à ses blessures hier à l’hôpital. Le haut commandement militaire à Bujumbura a reconnu l’attaque hier soir sur la radio-télévision publique sans toutefois préciser le bilan.

Selon différentes sources administratives locales, l’attaque a causé un nombre important de décès parmi les militaires et des Imbonerakure (jeunes du parti CNDD-FDD).

Un autre militaire blessé nous a confirmé la perte également d’armes, vivres et équipements de communication.

Défilé de corps mutilés et blessés

Les corps des soldats tués et les nombreux blessés (tous des hommes) ont été transportés hier après-midi à l’aide de véhicules militaires à l’hôpital du district sanitaire. «Nous avons vu des militaires désemparés, ils ont débarqués avec les cadavres des leurs. On ne pouvait pas approcher, on n’avait pas le droit de les compter. C’était horrible», racontent des témoins présents à l’hôpital. Plusieurs autres grands blessés ont été transférés à Bujumbura », précisent-ils.

Réunion d’urgence

Toujours à Mabayi, la population des collines de Kibande, Gitukura, Gasebeyi et Ruhororo en panique a été invitée à une réunion organisée par les autorités.

Réunion du gouverneur pour tranquilliser les habitants

En présence de hauts gradés de la région militaire, Joseph Iteriteka, le gouverneur de la province de Cibitoke a tenu à rassurer. Toutefois, il a menacé de traduire en justice toute personne qui fournirait des informations relatives à l’attaque. Et d’ajouter : « Nous mettons en garde les opposants qui propagent des rumeurs et des informations non-vérifiées sur les réseaux sociaux dans le but d’attiser la guerre ».

Jusqu’alors, aucun groupe armé n’a revendiqué l’attaque.