La mesure du maire de Bujumbura de restreindre les activités des partis politiques fait grincer Des dents


Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura

Le maire de la ville de Bujumbura, Freddy Mbonimpa a indiqué hier  dans une réunion de la commission électorale nationale indépendante avec les représentants des partis politiques que désormais les partis qui ne sont pas représentés dans les comités mixtes de sécurité n’auront plus la permission d’exercer dans la mairie de Bujumbura. (SOS Médias Burundi)

«C’est impératif, un parti politique qui n’a pas de membre dans le comité mixte de sécurité ne sera plus autorisé à tenir des réunion dans la municipalité de Bujumbura car c’est un sabotage qu’on ne peut accepter. On va considérer que ce parti n’existe plus, il perdra automatiquement son statut en mairie de Bujumbura », a indiqué Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura.

Le porte-parole du ministère de l’intérieur Tharcisse Niyongabo a soutenu la décision.

«C’est clair et même les gouverneurs des autres provinces devraient faire de même car la sécurité prime avant tout. C’est une décision à saluer », a-t-il renchéri.

Néanmoins, les partis politiques dénoncent une décision anticonstitutionnelle et visant les partis d’opposition. 

«Vous savez bien que ces comités mixtes est une affaire des membres du parti au pouvoir et d’autres proches de lui. Ce n’est pas facile d’y entrer.  Alors il faut annoncer que l’opposition n’a pas droit d’exercer au lieu de se cacher derrière cette mesure », a fait savoir Gaspard Kobako porte- parole du parti CNDD.

Agathon Rwasa, leader du CNL a abordé dans le même sens.

«Cette mesure a déjà fait des victimes dans la province de Ngozi où plusieurs membres du CNL sont en prison parce que le gouverneur de Ngozi a pris une décision pareille. Il faut être raisonnable et ne pas prendre des mesures qui excluent une catégorie des gens au détriment des autres.  Vraiment il faut faire attention avec ce genre de mesures qui peuvent nous conduire dans une situation délicate »,  a insisté le premier vice-président de l’Assemblée Nationale.