Le paludisme a tué au moins 6 personnes en une semaine à Nakivale


La malaria fait rage dans le  camp de réfugiés burundais de Nakivale en Ouganda. Des chiffres alarmants inquiètent les Burundais installés dans le camp. Ils demandent une aide d’urgence en moustiquaires imprégnées d’insecticides qui tuent les moustiques anophèles qui causent le paludisme. (SOS Médias Burundi)

La semaine dernière aura été mauvaise au camp de réfugiés burundais de Nakivale. Des sources locales indiquent que six réfugiés sont morts suite au paludisme. «Les quartiers les plus touchés sont Kabazana et New Bujumbura, qui abritent essentiellement les Burundais. Presque chaque ménage compte un membre qui souffre de la malaria. La maladie fait parler d’elle mais  nous avons de sérieux problèmes car nous n’avons pas de moustiquaires », racontent-ils.

Les établissements sanitaires sont débordés par le nombre élevé de gens qui souffrent de la malaria et qui demandent d’être soignés.

Au centre de santé dit “Health centre III” situé dans la zone de Nyarugugu, des malades hospitalisés  dorment à même le sol car tous les lits sont occupés.

Le même poste de santé est géré par le HCR et c’est lui  qui a enregistré des morts la semaine dernière.

Nos sources au sein du personnel de la santé affirment qu’il s’observe un  manque de médicaments.

“Les personnes qui sont mortes sont arrivées à notre centre à temps. Malheureusement, nous n’avons pas pu les sauver toutes, faute de médicaments suffisants », insistent-elles.

Des malades ont témoigné à SOS Médias Burundi que des fois les malades reçoivent un seul comprimé de paracétamol.

Comme conséquence, ces réfugiés font recours à la médecine traditionnelle ou à l’auto-médication en achetant des comprimés dans des pharmacies privées.

Le paludisme serait une conséquence de changement climatique ces jours

Beaucoup de pluies s’abattent sur le district d’Isingiro  abritant le camp de Nakivale. “Quand il pleut, il y a beaucoup de moustiques. Et notre partie est plus vulnérable par rapport aux zones de réfugiés d’autres nationalités”, laissent entendre des Burundais.

Normalement, les moustiquaires sont données aux femmes enceintes et/ou allaitantes. Les nouveaux venus (demandeurs d’asile) reçoivent aussi des moustiquaires mais les réfugiés témoignent que plus de la moitié de 35.000 Burundais qui y sont installés n’ont pas de protection contre les moustiques.

La dernière alerte pour le paludisme à Nakivale date de 2018.