Fête du travail : Nkurunziza défend son bilan et énumère les boucs émissaires


Pour célébrer la dernière fête de travail comme président, Pierre Nkurunziza a choisi Ngozi (Nord du Burundi), sa province natale. Hier, dans un message à la nation, il a largement dressé un bilan positif durant ses 15 années au pouvoir. Il a profité de l’occasion pour expliquer que les 10 premières années de son pouvoir ont été « pénibles à cause des partis politiques et organisations de la société civile qui servaient les intérêts des colons » et « des partenaires qui avaient un agenda caché ». (SOS Médias Burundi)

Dans un discours à la nation de ce jeudi, le président Nkurunziza s’est d’abord exprimé sur la campagne électorale en cours. Il a appelé tous les candidats à la présidentielle à ne pas désorientater la population. Nkurunziza a insisté dans son discours que la fête coïncide avec la période de clôture de tous les travaux que Dieu lui a appelé à accomplir.

Pour lui, les 10 première années de son pouvoir ont été très compliquées. « À côté des partis politiques et syndicats qui servaient les intérêts des colons, il y avait un comportement de non-respect des institutions. Dans certaines villes par exemple, au moment où nous nous occupions à des travaux de développement, certaines personnes ne faisaient que dormir ou assister. Nos soi-disant bailleurs ont choisi des projets de développement non conformes aux aspirations des Burundais », a déclaré le chef de l’État dans un discours lu en langue nationale, le Kirundi.

Il a continué en exposant les obstacles qu’il a surmontés. « Des syndicats et étudiants de l’Université ( du Burundi) ont été utilisés par des colons à travers des grèves répétitives. Des actes de terrorisme se commettaient souvent à la veille des élections.
Certains partis politiques n’ont pas voulu respecter le résultat des urnes et ont préféré le chenin de la guerre et de la violence. Certaines organisations de la société civile se qualifiaient comme étant neutres mais en réalité elles ne faisaient que se mêler de la politique. Il y avait aussi un esprit tordu de s’opposer au choix du peuple », a-t-il dénoncé.

Image : Pierre Nkurunziza lors d’une conférence internationale de policiers chrétiens à Bujumbura