« les élections de 2020 nous réservent plusieurs surprises » (Me. Janvier Bigirimana)
Selon Me. Janvier Bigirimana, la bonne issue des élections est largement tributaire du degré de civisme et de maturité qui pourrait caractériser les principaux leaders des formations politiques les plus présentes sur terrain (CNDD-FDD et CNL), mais aussi de l’impartialité et la transparence de la CENI et de ses démembrements sans oublier la nécessaire neutralité des corps de défense et de sécurité.
(Les articles d’analyse ou d’opinion n’engagent pas la rédaction de SOS Médias Burundi)
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Au cas où ces impératifs d’une élection apaisée, transparente et apaisée ne sont pas observés, il y a un risque évident de replonger le pays dans des chicaneries intestines entre Burundais.
Ainsi il y a lieu de préciser qu’il y a plusieurs scenarii possibles de sorte qu’il n’est pas aisé de dire à l’avance le scenario le plus probable.
En outre, ce triple scrutin vient d’être organisé sur fond d’une crise majeure de 2015 qui n’est pas encore résolue et dans un contexte où à peu près un dixième de la population en âge de voter (réfugiés et Burundais de la diaspora) ne participe pas aux élections. Les attentes des Burundais tant de l’intérieur que de l’extérieur sont suffisamment élevées et il y a doute que ces élections puissent amener un remède à toutes ces attentes d’autant plus que le risque de basculer vers la violence est davantage imminent sauf surprise de dernière minute.
La montée de l’intolérance politique couplée par l’impunité et l’impartialité des organes de l’État dans la gestion du processus électoral, le manque de transparence et d’indépendance de la CENI, la coupure des réseaux sociaux pour empêcher la population et les compétiteurs à accéder aux informations sur le déroulement électoral sont des facteurs qui, non seulement constituent une source d’inquiétude quant au bon déroulement des élections et de la sincérité du vote mais aussi cela contribue à aggraver la peur qui habite déjà la population burundaise.
En tant que réfugié et défenseur des droits humains, de l’État de droit et de la démocratie, mon vœu le plus cher est que cette élection ne soit pas une tragédie de trop pour les Burundais. J’en appelle aux gestionnaires du pays et aux responsables des partis politiques de tout faire pour épargner les Burundais de toute forme de violence et de respecter en toute sincérité l’expression du peuple qui va choisir ses représentants pour la prochaine législature.
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