Burundi : le mouvement Morena propose au chef de l’État de désarmer des Imbonerakure


Dans une lettre envoyée à Évariste Ndayishimiye, le nouveau président Burundais le mouvement républicain propose des voies de sortie de la crise dans laquelle le Burundi est plongé depuis 2015. Il cite notamment la réouverture des médias incendiés en avril 2015 au lendemain d’un coup d’État raté et le désarmement des jeunes du CNDD-FDD, les Imbonerakure, l’amnistie générale et la renormalisation des relations avec la communauté internationale. (SOS Médias Burundi)

La lettre est rédigée en Kirundi ( langue nationale). Isidore Rufyiri, représentant de ce mouvement qui est signataire du document demande au président qui a dernièrement pris ses fonction de désarmer les jeunes Imbonerakure qui sèment la terreur dans le pays et de prendre des sanctions pour ceux qui ont commis des crimes de sang.

Des médias

En 2015, quatre radios et une radio-télé privées ont été incendiées, une centaine de journalistes contraints à l’exil. Depuis, seulement deux radios ont pu rouvrir, les autres fonctionnent depuis l’exil. Pour Morena, le président devrait  » penser à une réouverture rapide de ces médias après autant d’années ».

Amnistie générale

Alors qu’il y a des personnes qui sont poursuivies individuellement ou collectivement par la justice burundaise, le mouvement trouve que le président devait accorder une amnistie générale conformément à la loi en vigueur au Burundi.
Une telle mesure favoriserait le retour des réfugiés, lit-on dans cette correspondance.

Des relations internationales

Selon l’auteur du document, il est grand temps de renormaliser les bonnes relations entre le Burundi et la communauté internationale.

En exil depuis 2015, Isidore Rufyikiri a apprécie le discours du président Ndayishimiye, le jour de son investiture. Selon lui , ce discours augure un changement mais à condition de l’accompagner des actions concrètes.