Nyarugusu (Tanzanie) : recrudescence des cas de paludisme dans le camp des réfugiés
Des hôpitaux et centres de santé à l’intérieur du camp de Nyarugusu sont débordés. Sur les lits d’hôpital, plus de la moitié des patients souffrent du paludisme selon des sources médicales. Les réfugiés déplorent une prise en charge médicale qui laisse à désirer. (SOS Médias Burundi)
Selon un volontaire médical, la plupart des réfugiés qui se présentent dans les centres de santé tout comme dans les hôpitaux présentent des symptômes du paludisme. Et de préciser que plus de la moitié des patients souffrent de la malaria. “Des hôpitaux et des centres de santé sont débordés. Faute de lits, plusieurs patients dorment à même le sol. Les diagnostics montrent que la malaria fait rage ici” , a-t-il ajouté.
Les réfugiés grognent que les cas de paludisme ne sont pas bien pris en charge. “Ils ne nous donnent pas des médicaments appropriés. Ils nous prescrivent le paracétamol et des comprimés de flagyl. C’est ridicule comme traitement « , regrette un garde malade.
Les réfugiés qui ont les moyens préfèrent aller acheter la quinine à des pharmacies privées au moment où d,autres pratiquent l’automédication ou la médecine traditionnelle.
Une source médicale a confirmé à SOS Médias Burundi la carence de médicaments pour traiter le paludisme. Elle déconseille toutefois l’automédication dans le camp qui compte plus 55.000 Burundais.
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