Rumonge : neuf cambistes restent en détention malgré leur acquittement
Depuis ce lundi, neuf cambistes sont détenus au cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge (sud-ouest du Burundi ). Poursuivis pour « rébellion contre l’autorité publique », ils devraient être relâchés après versement de l’amende leur infligée par le tribunal de province, mais l’autorité provinciale se serait opposée à leur libération. Leurs proches exigent leur acquittement. (SOS Médias Burundi)
Le tribunal de grande instance de Rumonge avait puni les neuf détenus d’une amende de 100 mille francs burundais chacun, en plus de la confiscation des montants saisis sur eux. C’était lors d’un procès en flagrance du 30 mai dernier soir. Les intéressés avaient été arrêtés la veille dans le centre urbain de l’une des plus riches provinces de la petite nation de l’Afrique de l’est. Ils ont tous plaidé coupables.
Le lendemain, le gouverneur de la province de Rumonge a vite convoqué le conseil provincial de sécurité pour « s’opposer à cette libération ». Des sources proches du dossier parlent d’ingérence dans les affaires judiciaires.
Les proches de ces neuf cambistes dénoncent ce qu’ils qualifient de « non respect de la loi ». Ils exigent leur élargissement.
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Les neuf cambistes de Rumonge et leurs collègues de la province de Makamba (sud) parmi lesquels deux qui se sont évadés, ont été accusés par les autorités administratives de « travailler dans la clandestinité » dans les deux provinces où les passagers peinent à « trouver des points de change de monnaie » quand ils se rendent en RDC ou en Tanzanie voisine.
Selon nos sources, le parquet n’a pas encore interjeté appel. Le gouverneur de Rumonge, Léonard Niyonsaba n’était pas disponible pour réagir à ces allégations.
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Photo d’illustration : un policier burudais devant un bureau de change fermé dans la ville commerciale Bujumbura
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