Uvira : deux personnes tuées
Il s’agit de deux hommes de la communauté Banyamulenge. Ils ont été tués par des hommes armés assimilés à des miliciens Maï Maï dimanche en fin d’après-midi. Les faits ont eu lieu dans la localité de Kirungu, territoire d’Uvira en province du Sud-Kivu à l’est de la RDC. (SOS Médias Burundi)
Les deux victimes quittaient la ville d’Uvira pour se rendre à Minembwe en empruntant le tronçon Uvira-Kirungu-Bijombo.
Ruyenzi Kavuganyi habitait le village Bizimana au moment où Rigean Rumaraninda résidait à Nyabigugu.
Ils ont été tués par des hommes armés assimilés à des miliciens Maï Maï-Makanaki.
« Quand les deux hommes ont été assassinés, ils se déplaçaient à pied. Les assaillants étaient habillés en uniforme des FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo) », disent des témoins.
Sur le même tronçon, au moins 5 membres de la communauté Banyamulenge ont été tués par des hommes armés appartenant à des groupes armés locaux, selon un représentant d’une association locale.
« C’est très regrettable et je considère ça comme des assassinats ciblés car ce sont seulement les Banyamulenge qui sont visés alors que les Bafulero, les Bashi, les Bavira qui voyagent avec eux ne sont jamais inquiétés », déplore Musore, un des passagers qui utilisent le tronçon Uvira-Kirungu-Bijombo.
« En plus, ces personnes sont tuées non loin des barrières militaires. Souvent, elles sont assassinées après avoir payé sur les barrières mais les militaires ne les accompagnent pas pour les protéger », ajoutent des sources qui ont témoigné sous couvert d’anonymat. Les deux victimes de l’attaque de dimanche ont aussi été tuées non loin d’une barrière militaire.

Lors de l’attaque contre les deux passagers ce dimanche, deux autres hommes ont été blessés. Il s’agit de deux policiers issus de la communauté Banyamulenge également.
« Rutabara Sengambi et Rugazura n’étaient pas armés quand ils ont été agressés », disent nos sources.
Un porte-parole des FARDC dans le Sud-Kivu n’était pas disponible pour répondre à nos questions tout comme celui des Maï Maï-Makanaki.
Entre 2017 et 2022, au moins 1500 membres de la communauté Banyamulenge ont été tués au Congo, selon des activistes qui militent pour la cause de cette tribu principalement composée de pasteurs.
Ils parlent de « tueries aux allures d’une épuration ethnique, voire de génocide ».
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Photo : des membres des familles éprouvées devant les corps des deux hommes tués dans la localité de Kirungu le 10 jullet 2023
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