Kakuma (Kenya ) : l’agriculture comme moyen de survie pour plusieurs réfugiés burundais
Le camp de Kakuma au nord-ouest du Kenya compte au moins 20.000 Burundais sur un effectif de plus de 200.000 réfugiés. 80% des Burundais pratiquent l’agriculture pour compléter la ration alimentaire fournie par le HCR, estimée insuffisante. Certains d’entre eux disent vouloir faire de l’agriculture un business si les moyens le leur permettent. (SOS Médias Burundi)
Ils ont choisi de cultiver plusieurs variétés de légumes. Une façon de permettre aux familles de pouvoir diversifier le menu alimentaire, dit Bigirimana F. “Je cultive les amarantes, les choux fleurs et d’autres sortes de légumes que je ne connaissais pas chez moi. Et comme la ration alimentaire a considérablement été réduite depuis 2020, je me suis dit qu’il faut essayer l’agriculture même si c’est du nouveau pour moi”, explique l’ancien fonctionnaire de l’État. Il se dit qu’il est maintenant capable de nourrir sa famille. « Sur nos assiettes, il n’y manque jamais de légumes. Mes enfants ne sont plus aussi maladifs qu’avant”.
Dans cette région kényane presque désertique, les agriculteurs font recours au forage pour pouvoir accéder à l’eau et irriguer leurs champs. “On creuse à la main des trous sous forme de forage pour pratiquer l’irrigation. Ceux qui ont plus de moyens louent des machines ou des générateurs. Pour le moment, je compte passer à l’agri-business”, laisse entendre M. Bigirimana.
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Photo : pancarte indiquant le camp de Kakuma
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