Dzaleka (Malawi) : cinq réfugiés en détention
Un rafle a eu lieu depuis lundi au tour du camp de Dzaleka au Malawi. Cinq réfugiés ont été interpellés. Ils sont accusés d’être sortis du camp sans autorisation. (SOS Médias Burundi)
Des réfugiés du camp de Dzaleka au Malawi, dont des Burundais grognent. Ils dénoncent cette mesure leur interdisant de sortir du camp, la qualifiant d’injuste.
“Nous avions normalement une permission tacite de sortir du camp à condition de ne pas dépasser le district de Dowa où est installé notre camp. Mais, depuis lundi des réfugiés se font arrêter même à quelques mètres du camp. C’est vraiment déplorable”, disent-ils.
Ils exigent la libération immédiate des leurs.
“Nous demandons la libération de nos cinq camarades en détention. Ils étaient en route vers le centre de négoce de Dowa. Ce ne sont pas des criminels. Que le HCR s’y implique vraiment”, implorent ces réfugiés.
Aux responsables des réfugiés qui ont interrogé sur les raisons des rafles, la police a juste expliqué que « les personnes interpellées n’avaient pas de permission de sortir du camp ».
Elle a par ailleurs érigé des barrières sur les routes qui donnent accès au camp de Dzaleka pour empêcher aux réfugiés tout mouvement de sortie, apprend-on.
Le camp de réfugiés de Dzaleka est situé dans le district de Dowa, non loin de la capitale Lilongwe. Il compte plus de 50 mille réfugiés dont plus de 11 mille Burundais. Le reste des occupants proviennent de la Somalie, de l’Éthiopie, du Rwanda et de la RDC.
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Photo : une pancarte indiquant le camp de réfugiés de Dzaleka au Malawi
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