Cibitoke : hausse généralisée des produits de première nécessité
Des consommateurs des produits Brarudi (Brasserie et limonaderie du Burundi) se lamantent de la hausse des prix des boissons. Les prix des denrées alimentaires ont également été revus à la hausse. Des habitants demandent au gouvernement d’assurer la gestion des prix.
Le gouverneur prévient que des sanctions sont prévues contre toute spéculation. (SOS Médias Burundi)
Il s’observe au niveau de toutes les communes de la province de Cibitoke (nord-ouest du Burundi) une flambée vertigineuse des prix de tous les produits.
La récente mesure de revoir à la hausse le prix des boissons de la Brasserie et limonaderie du Burundi telle que l’Amstel et la Royale a provoqué un déferlement. Les deux boissons ont connu généralement une hausse du prix de plus de 25 %, passant respectivement de 1900 et 2000 francs burundais à 2500 et 2600 (prix officiel ). Les deux bières se vendent globalement à plus de 3000 francs burundais par bouteille.
Même situation pour les autres boissons comme la Bock, la Primus. Elles ont connu une augmentation du prix oscillant entre 300 et 800 francs burundais par bouteille. La limonade est passée de 800 francs à 1000 francs burundais.
Suite à cette hausse de prix, certains habitants ont indiqué que la plupart d’entre eux n’ont pas de moyens financiers pour se procurer des produits Brarudi et se rabattent sur d’autres boissons prohibées.
« Nous sommes privés des bières de meilleure qualité de la Brarudi », se désole un amateur d’Amstel contacté au chef-lieu de la province de Cibitoke.
Selon des habitants de plusieurs communes, la hausse du prix n’exclut pas toute spéculation. Des incidences non moins négligeables ont été notées notamment sur la plupart des produits vivriers.
Le prix de haricots et du riz a sensiblement grimpé passant respectivement de 1800 et 2400 à 2200 et 3800 francs burundais le kilo.
La montée vertigineuse des prix des denrées alimentaires et des produits Brarudi inquiète la population démunie.
La situation semble se compliquer davantage avec la hausse du prix du ciment- Buceco (Burundi Cement Company) pourtant produit localement à Cibitoke.
Le sac de 50 kg est récemment passé de 24.500 à 28.500 francs burundais mais il faut débourser au moins 37.000 francs burundais pour s’en procurer.
LIRE AUSSI:
Des habitants demandent au gouvernement de laisser rentrer dans le pays des marchandises importées pour faire face au déficit de presque tous les produits de première nécessité.
Contacté à ce propos, le gouverneur de Cibitoke confirme cette situation à la fois de pénurie et de hausse généralisée des prix des produits essentiels.
Cette autorité met en garde des commerçants spéculateurs et les menace de sanctions sévères . Il invite la population à dénoncer tout cas de spéculation.
______________________
Photo : un point de vente des produits de première nécessité au Burundi, crédit photo : Jean Pierre Aimé Harerimana
You might also like
Ngozi : Des délestages prolongés paralysent commerces et aggravent l’insécurité dans le Nord
SOS Médias Burundi Ngozi, 15 septembre 2025 – Dans les régions de Kirundo, Ngozi et Kayanza, les délestages électriques perturbent gravement la vie quotidienne et les activités économiques. À la
Makamba : la flambée du prix de la farine de maïs et de manioc aggrave la crise alimentaire
Alors que la province de Makamba ( sud du Burundi) est en pleine période de récolte, une grave pénurie de mazout paralyse les moulins, entraînant une hausse vertigineuse du prix
Bubanza-Kayanza : les prix de denrées alimentaires s’envolent sur le marché
Les prix de denrées alimentaires ont grimpé dans les provinces Bubanza et Kayanza.Des vendeurs disent être obligés d’aller s’approvisionner à Bujumbura, la ville commerciale. Le coût du transport et les
