RDC : l’ancien chef rebelle Jean Bosco Ntaganda transféré dans une prison belge
D’après les accords de la Cour Pénale Internationale, des prisonniers condamnés doivent aller purger leur peine dans un pays signataire des statuts de Rome établissant la CPI. Jean Bosco Ntaganda, l’ex-chef de guerre congolais a été reçu par la Belgique pour y purger sa peine de trente ans d’emprisonnement. (SOS Médias Burundi)
La Présidence de la Cour Pénale Internationale, CPI, a annoncé mercredi que l’ancien chef rebelle congolais, Jean Bosco Ntaganda a été transféré et est arrivé au Royaume de Belgique pour purger sa peine d’emprisonnement à la prison de Leuze-en-Hainaut.
« La CPI compte sur le soutien des États pour l’exécution de ses peines et apprécie grandement la coopération volontaire du Gouvernement belge dans cette affaire », a déclaré le Greffier de la CPI, Peter Lewis. Cette situation est conforme aux dispositions de la CPI prévoyant que les personnes condamnées par la CPI « purgent leur peine dans un autre État désigné par la Cour parmi les États -signataires du traité de Rome ».
Ancien chef adjoint de l’état-major général responsable des opérations militaires des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), Ntaganda a été condamné à « une peine totale de 30 ans d’emprisonnement » en novembre 2019 par la Chambre de première instance de la CPI. Il a été déclaré coupable de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis en Ituri (à l’est de la RDC) entre 2002-2003.
Il était détenu à la CPI à La Haye depuis mars 2013.
Bosco Ntaganda, plus connu sous le nom de «Terminator » en raison des horreurs dont il est l’auteur, est très connu dans la région des Grands-Lacs d’Afrique.
Du génocide des Tutsis au Rwanda (1994) à la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans l’est de la RDC, ce seigneur de guerre aura été de tous les conflits qui ont déchiré la région, avec son lot de violences inouïes sur les populations civiles.
Le 13 juillet 2012, la Cour Pénale Internationale délivre à son encontre un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il se livre volontairement le 18 mars 2013, à l’ambassade des États-Unis à Kigali, au Rwanda plutôt que de risquer d’être assassiné par l’un de ses propres lieutenants.
Il est condamné définitivement par la juridiction pénale internationale à 30 ans de prison en mars 2021.
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Photo : Bosco Ntaganda, ancien chef rebelle à la CPI en 2019,crédit photo/ AFP
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