Nduta (Tanzanie) : deux réfugiés burundais fauchés par un camion, les familles exigent des indemnisations
SOS Médias Burundi
Un nouvel accident mortel vient endeuiller le camp de réfugiés de Nduta, situé dans le district de Kibondo, au nord-ouest de la Tanzanie. Ce lundi, un camion appartenant à une entreprise chinoise chargée de la réhabilitation d’une route a foncé dans un groupe de réfugiés burundais, faisant deux morts et plusieurs blessés.
Le drame s’est produit sur un tronçon de route traversant le camp, entre les zones 4 et 6. D’après des témoins, le conducteur du poids lourd aurait perdu le contrôle du véhicule. « Le chauffeur ne maîtrisait plus le camion, il a percuté les réfugiés sans pouvoir s’arrêter », rapporte un témoin visiblement encore sous le choc.
Le bilan provisoire fait état de deux décès sur place. Une dizaine de personnes ont été grièvement blessées, certaines dans un état critique. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital de référence du district de Kibondo pour y recevoir des soins intensifs.
Selon les premières constatations de la police tanzanienne, une défaillance du système de freinage serait à l’origine de l’accident.
L’entreprise chinoise impliquée, qui travaille sur le tronçon Kasulu–Kibondo en direction de la frontière burundaise, a annoncé qu’elle prendrait en charge l’ensemble des frais médicaux ainsi que les funérailles des victimes.
Mais ces promesses ne suffisent pas aux familles endeuillées. Elles réclament des indemnisations, mettant en avant la responsabilité de la société et l’impact humain du drame. « Ce ne sont pas seulement deux personnes que nous avons perdues. Ce sont des pères de famille, des soutiens essentiels pour leurs proches. Nous exigeons réparation », ont-elles déclaré.
Dans le camp de Nduta, qui accueille plus de 58 000 réfugiés burundais, la colère monte. Les résidents dénoncent des accidents fréquents sur cette route très fréquentée et mal sécurisée. « Ce n’est pas la première fois que cette voie fait des victimes. Il y a presque un accident chaque mois », déplore un réfugié.
Face à cette insécurité persistante, les réfugiés appellent les autorités tanzaniennes ainsi que les partenaires internationaux à intervenir. Ils réclament notamment l’installation de dos-d’âne pour réduire la vitesse des véhicules, et l’aménagement de dispositifs de sécurité adaptés à la forte densité piétonne dans le camp.
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Photo : Des réfugiés burundais rassemblés sur les lieux de l’accident qui a coûté la vie à deux des leurs au camp de Nduta, en Tanzanie. © SOS Médias Burundi
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