Burundi : le professeur Barumwete appelle à des dirigeants intègres et à des politiques centrées sur la population
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 28 septembre 2025 – À Bujumbura, la capitale économique du pays, le professeur Siméon Barumwete a lancé un message fort lors d’un atelier d’échanges sur la stratégie de développement local, organisé jeudi par l’ONG PARCEM (Paroles et Actions pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités). Selon lui, le Burundi ne pourra pas se développer tant que ses dirigeants ne placeront pas les besoins fondamentaux de la population au centre de leurs actions.
L’universitaire a dénoncé des pratiques qui freinent encore le développement national et a insisté sur l’importance de l’intégrité, de l’honnêteté et du respect de la chose publique chez les dirigeants.
« Les dirigeants qui ne respectent pas les Burundais et leurs biens n’ont pas de place. Le pays n’en profitera pas », a-t-il martelé, pointant la dilapidation des ressources publiques et le manque de transparence qui minent la confiance entre l’État et la population.
Une urgence sociale
Le professeur Barumwete a rappelé que le Burundi peine toujours à satisfaire les besoins sociaux de base de ses citoyens. Les soins de santé demeurent insuffisants et inaccessibles pour beaucoup, la protection sociale reste embryonnaire, et la qualité de l’éducation est jugée faible malgré les efforts pour l’accès universel. Cette situation contribue à maintenir le Burundi parmi les derniers pays du monde en termes de développement humain.
Éducation et santé : deux secteurs prioritaires
Il plaide pour une réforme profonde du système éducatif afin de former des citoyens compétents, responsables et ouverts sur le monde. Le secteur de la santé requiert également des investissements conséquents, une meilleure gestion des infrastructures et un accès équitable aux soins.
Vers un développement inclusif
Pour le professeur Barumwete, des réformes courageuses et une gouvernance centrée sur l’intérêt général peuvent inverser la tendance et redonner confiance à la population. « C’est seulement en plaçant la transparence et le respect des droits humains au cœur de la gestion publique que le pays pourra bâtir un avenir meilleur », a-t-il souligné.
Son message est clair : sans dirigeants intègres et sans politiques publiques orientées vers les besoins réels de la population, le Burundi risque de rester prisonnier de la pauvreté et du sous-développement. Mais un changement de cap dès maintenant pourrait permettre au pays d’écrire une nouvelle page de son histoire.
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Photo : le professeur Siméon Barumwete qui appelle à des dirigeants intègres et à des politiques publiques centrées sur les besoins des Burundais. © DR
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