Bujumbura : deux journalistes de Jimbere arrêtés en couvrant un litige foncier vieux de 21 ans

Bujumbura : deux journalistes de Jimbere arrêtés en couvrant un litige foncier vieux de 21 ans

SOS Médias Burundi

Bujumbura, 19 février 2026 – Depuis le mercredi 18 février 2026, les journalistes Olivier Manirambona et Aline Niyonizigiye, cadreuse et mère allaitante, du magazine Jimbere, sont détenus dans les cachots de la zone Ngagara, au nord de Bujumbura, la capitale économique du Burundi. Ils ont été arrêtés par le parquet de Ntahangwa alors qu’ils allaient suivre la mise en application d’un litige foncier vieux de 21 ans, confié au tribunal de grande instance de Ntahangwa, situé au nord de la ville.

Les deux journalistes sont détenus en compagnie d’une des parties au conflit, Simeon Ngenzebuhoro, ancien député. Ce jeudi, les trois détenus ont comparu lors d’une audience en flagrance, qui a été reportée pour ce vendredi faute d’avocat pour M. Ngenzebuhoro. Le magazine Jimbere a écrit au procureur de Ntahangwa pour demander la libération de ses journalistes, mais sans réponse à ce jour, selon nos sources.

Photo: Olivier Manirambona, journaliste du magazine Jimbere, détenu depuis le 18 février 2026 dans les cachots de Ngagara à Bujumbura, alors qu’il couvrait un litige foncier. DR/SOS Médias Burundi

Un responsable de Jimbere, qui s’est confié à SOS Médias Burundi, dénonce cette arrestation arbitraire, rappelant que ses journalistes n’ont enfreint aucune loi et qu’ils exerçaient simplement leur rôle d’informateurs indépendants. La détention de Aline Niyonizigiye, séparée de son enfant, est jugée particulièrement inadmissible.

Le magazine exhorte le tribunal et les autorités à respecter la liberté de la presse et à procéder à la libération immédiate des journalistes, tout en appelant la communauté nationale et internationale à protéger les droits des journalistes au Burundi.

Le même mercredi, trois autres journalistes avaient été arrêtés et détenus pendant plus de 8 heures par le Service national de renseignement (SNR) à Bujumbura, alors qu’ils couvraient la visite de Hadja Lahbib, Commissaire européenne chargée de l’Égalité, de la Préparation et de la Gestion des crises. Interpellés dans l’enceinte du ministère burundais des Relations extérieures, ils ont été conduits dans les cachots du SNR avant d’être libérés en soirée, selon des sources concordantes.Aline Niyonizigiye, mère allaitante et cadreuse pour le magazine Jimbere, détenue depuis le 18 février 2026 dans les cachots de Ngagara à Bujumbura alors qu’elle couvrait un litige foncier. DR/SOS Médias Burundi

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Photo : Aline Niyonizigiye, mère allaitante et cadreuse pour le magazine Jimbere, détenue depuis le 18 février 2026 dans les cachots de Ngagara à Bujumbura alors qu’elle couvrait un litige foncier. DR/SOS Médias Burundi

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