Bujumbura : un cachot infernal à Kanyosha
Des habitants de la zone de Kanyosha au sud de Bujumbura, la capitale économique lancent l’alerte sur les mauvaises conditions de détention. Le cachot situé à proximité des bureaux de la zone Kanyosha contient une trentaine de détenus alors que sa capacité d’accueil est de cinq personnes. (SOS Médias Burundi)
Le cachot dont il est question a une superficie d’un mètre et demi de long et un mètre de large. Il contient une trentaine de détenus . « Le cachot n’a ni fenêtre, ni sanitaire et n’est pas éclairé. Des détenus y crient toute la nuit. L’espace est tellement étroit qu’ils ne sont pas capables de s’asseoir ou dormir », déplorent nos sources.
Un habitant de la zone de Kanyosha qui dit avoir été détenu dans ce lieu de détention qu’il qualifie d’enfer indique y avoir contacté plusieurs maladies contagieuses suite à des mauvaises conditions de détention. « J’ai attrapé le Covid-19 et la tuberculose. Beaucoup de détenus souffrent des maladies respiratoires », nous a confié un ancien détenu.
De l’extérieur du cachot, notre reporter a entendu des cris de détresse : nous voulons une aide, si au moins on pouvait nous transférer dans d’autres cachots, ne cessent-ils de crier.
Interrogé à ce propos, le chef de zone de Kanyosha, a avoué que le lieu de de détention gêne parfois les activités de la zone.
Sur sa capacité d’accueil largement dépassée, il nous a envoyé au procureur de Muha. Ce dernier n’était pas disponible pour réagir.
____________
Photo : des détenus refusent aux policiers de faire entrer de nouveaux venus
You might also like
Gitega : maintien en détention d’un homme qui a des troubles mentaux pour sa sympathie aux putschistes
Emmanuel Ntakiyiruta,ingénieur de formation, 58 ans a comparu pour la deuxième fois devant l’officier de police judiciaire (OPJ) ce lundi. Il est reproché à cet homme en détention depuis le
Gitega : les détenus alarmés par le manque de nourriture
SOS Médias Burundi Gitega, 11 mai 2026 – La pénurie de vivres à la prison centrale de Gitega, dans la capitale politique du Burundi, suscite de vives inquiétudes parmi les
Burundi : la très controversée commission en charge de la réconciliation veut reconnaître les « héros »
Plus de 11 mille personnes qui ont sauvé la vie de leurs amis, voisins ou connaissances ont déjà été recensées par la CVR (Commission Vérité et Réconciliation). Les chiffres concernent
