Rumonge : lenteur dans le traitement des dossiers des détenus

Rumonge : lenteur dans le traitement des dossiers des détenus

D’après une source policière, soixante personnes sont détenues dans les cachots du commissariat provincial de police à Rumonge (Sud-ouest du Burundi). Leurs dossiers sont en cours d’instruction par des OPJ (Officiers de Police Judiciaire). Parmi les détenus, il y a ceux qui ont déjà dépassé les délais de détention provisoire prévus par la loi. Leurs familles disent que la lenteur dans le traitement des dossiers est l’une des causes du surpeuplement des cachots à Rumonge. (SOS Médias Burundi)

Les OPJ sont reprochés d’être à l’origine des détentions qui ne respectent pas la loi. Ils affichent une lenteur dans le traitement des dossiers. Parmi les détenus, la plupart ont déjà dépassé plus de deux semaines de détention alors que la loi ne l’autorise pas. « Le code de procédure pénal prévoit uniquement 7 jours renouvelables une seule fois pour que les opj aient déjà clôturé un dossier », stipule le code de procédure pénal.

Des proches des détenus indiquent que la lenteur dans le traitement des dossiers est l’une des causes du surpeuplement de ce cachot. Sa capacité d’accueil est estimée à une vingtaine de personnes seulement.

Le surnombre a des conséquences sur les conditions de vie des prévenus. « Des problèmes d’hygiène se posent: le cachot n’est pas alimenté en eau potable, les détenus se débrouillent pour avoir de l’eau . Un bidon de 20 litres coûte 500 francs burundais à l’extérieur du lieu de détention », expliquent des sources policières et des membres des familles des détenus.

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Photo : province Rumonge

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