Photo de la semaine-Bubanza : les regards ouverts de la Regideso deviennent des « tombeaux » pour les passants

Photo de la semaine-Bubanza : les regards ouverts de la Regideso deviennent des « tombeaux » pour les passants

Plusieurs regards de la Régie de production et de distribution d’eau et d’électricité (Regideso), installés sur des voies publiques au centre de Bubanza, sont aujourd’hui dépourvus de couvercles après des vols. Ces ouvertures béantes représentent un danger pour les habitants, particulièrement les enfants. Plus de quatre personnes auraient déjà chuté dans ces regards et été blessées.

Dans le quartier Bubanza, au centre de la commune de Bubanza, en province de Bujumbura, à l’ouest du Burundi, plusieurs regards aménagés pour le réseau de distribution d’eau de la Regideso sont laissés ouverts après le vol de leurs couvercles en tôle.

Ces ouvertures se trouvent sur des voies régulièrement fréquentées par les habitants. Pour ces derniers, la situation devient de plus en plus préoccupante, notamment pour les enfants qui circulent dans les rues.

Selon des témoignages recueillis sur place, plus de quatre personnes seraient déjà tombées dans ces regards et auraient été blessées. Le danger est encore plus important pendant la nuit, lorsque la visibilité est réduite.

Certains enfants qui passent la nuit dans les rues auraient même pris l’habitude d’utiliser ces ouvertures comme abris, une pratique qui augmente davantage les risques d’accident.

Des solutions improvisées par les habitants

Face à l’absence de couvercles, certains habitants tentent de sécuriser les endroits dangereux avec les moyens dont ils disposent.

Des planches en bois sont ainsi placées au-dessus de certaines ouvertures afin d’empêcher les passants d’y tomber.

Mais ces installations restent précaires et ne constituent pas une solution durable.

Interrogée sur la situation, l’administration locale reconnaît être informée de l’existence de ces regards ouverts et des risques qu’ils représentent pour la population.

Elle encourage les habitants du centre de Bubanza à utiliser des planches pour les couvrir provisoirement, en attendant qu’une solution définitive soit trouvée.

Un danger qui dépasse les accidents

Au-delà des chutes et des blessures, les habitants redoutent également que ces regards ouverts puissent servir de cachettes à des malfaiteurs.

Cette inquiétude intervient alors que les vols sont devenus, selon plusieurs habitants, une source de préoccupation dans le centre-ville de Bubanza.

Des ouvertures non sécurisées pourraient ainsi offrir des endroits discrets aux personnes mal intentionnées, notamment pendant la nuit.

Les habitants appellent donc à une intervention rapide pour remettre en place des couvercles solides sur ces regards et sécuriser les voies publiques.

Pour eux, les planches installées provisoirement par certains riverains ne peuvent remplacer une véritable mesure de sécurisation. Ils demandent aux autorités et aux responsables du réseau d’eau de prendre rapidement les dispositions nécessaires afin d’éviter de nouveaux accidents et de renforcer la sécurité dans le centre de Bubanza.

Un problème qui dépasse Bubanza

Le cas de Bubanza n’est pas isolé. Dans plusieurs villes et centres urbains de la petite nation de l’Afrique de l’Est, des regards, caniveaux et autres ouvrages aménagés sur les voies publiques restent parfois ouverts ou insuffisamment sécurisés, exposant les passants, en particulier les enfants, aux risques de chutes et de blessures.

Ces installations dégradées ou dépourvues de couvercles deviennent particulièrement dangereuses la nuit, lorsque la visibilité est réduite.

Pour les habitants, la sécurisation de ces ouvrages ne devrait pas attendre la survenue de nouveaux accidents. Ils appellent les autorités locales et les services concernés à identifier les infrastructures à risque et à prendre des mesures rapides pour protéger les usagers des voies publiques.

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Notre photo : deux jeunes garçons se tiennent à côté d’un regard de la Regideso dépourvu de couvercle, dans le centre de Bubanza, à l’ouest du Burundi, en août 2026

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