Présidentielle de 2027 : plus d’un million de nouveaux électeurs, la CENI accélère les préparatifs

Présidentielle de 2027 : plus d’un million de nouveaux électeurs, la CENI accélère les préparatifs

SOS Médias Burundi

Bujumbura, 31 août 2026 — Plus d’un million de nouveaux électeurs devraient être ajoutés au fichier électoral burundais en vue de l’élection présidentielle prévue en 2027. L’annonce a été faite vendredi 28 août à Bujumbura, la capitale économique, où se trouve le siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), par son président, Prosper Ntahorwamiye, lors d’une réunion avec les partenaires électoraux.

Selon le président de la CENI, l’opération d’enrôlement partiel des nouveaux électeurs est prévue en octobre 2026. Elle devrait se dérouler dans plus de 4 000 centres d’inscription, qui serviront également de centres de vote lors des prochaines élections.

Les jeunes de 18 ans et les rapatriés principalement concernés

Cette nouvelle opération concernera essentiellement les Burundais qui n’avaient pas encore atteint l’âge de 18 ans lors de l’enrôlement de 2025.

Elle s’adressera également aux Burundais récemment rapatriés après 2025, ainsi qu’à d’autres citoyens qui, pour diverses raisons, n’avaient pas pu se faire enrôler lors de la précédente opération.

L’objectif est de permettre à tous les citoyens remplissant les conditions légales de participer à l’élection présidentielle de 2027.

L’accréditation des mandataires également prévue

Dans la projection du calendrier électoral présentée par la CENI, le mois d’octobre devrait également être consacré à l’accréditation des mandataires des partis politiques et des candidats.

Les dates précises des différentes opérations n’ont toutefois pas encore été définitivement arrêtées.

« On évolue avec le temps, mais aussi avec l’évolution des gens », a expliqué Prosper Ntahorwamiye, soulignant que la CENI organise régulièrement des rencontres avec les partenaires électoraux afin d’identifier les difficultés et de rechercher ensemble des solutions aux problèmes susceptibles de se poser.

Que faire en cas de perte de la carte d’électeur ?

La question de la perte de la carte d’électeur a également été évoquée.

Selon le président de la CENI, la perte de la carte ne devrait pas, à elle seule, priver un citoyen de son droit de vote dès lors qu’il figure dans la base de données électorale et remplit les conditions requises.

Des dispositions seront prises pour permettre à ces électeurs de participer au scrutin, a-t-il assuré.

Prosper Ntahorwamiye a également évoqué le processus d’audit du fichier électoral. Selon lui, l’affichage ou la publication des listes électorales constitue déjà une étape importante de cet audit, puisqu’elle permet aux citoyens et aux différents acteurs de procéder aux vérifications nécessaires.

La CENI promet davantage de transparence

Le président de la CENI a assuré que son institution entend faire preuve du maximum de transparence afin d’identifier et de corriger les éventuelles lacunes, erreurs et irrégularités qui pourraient être constatées au cours du processus électoral.

« Le travail de l’homme est toujours perfectible », a-t-il reconnu, estimant que les observations formulées par les différents acteurs doivent contribuer à améliorer l’organisation des élections.

Une présidentielle distincte des législatives

La présidentielle de 2027 aura une particularité historique. Elle sera organisée séparément des élections législatives, conformément à la Constitution de 2018, qui prévoit des scrutins présidentiel et législatif distincts.

Ce scrutin intervient dans un contexte politique particulier, alors que le Burundi a renoué avec le multipartisme au début des années 1990. En juin 1993, Melchior Ndadaye est devenu le premier président hutu démocratiquement élu du Burundi, après la victoire du Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU) lors des premières élections multipartites depuis l’instauration du multipartisme. Il a été assassiné le 21 octobre 1993, quelques mois seulement après son arrivée au pouvoir.

Depuis cette période, l’organisation des élections présidentielles et législatives a connu plusieurs évolutions, sur fond de crises politiques et de violences qui ont profondément marqué l’histoire récente de la petite nation de l’Afrique de l’Est.

La présidentielle de 2027 constituera ainsi le premier scrutin présidentiel organisé séparément des législatives dans le cadre prévu par la Constitution de 2018.

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Photo : Une femme s’apprête à voter dans une région où l’opposition avait dénoncé des violences ciblées contre ses militants lors des élections législatives et communales du 5 juin 2025 au Burundi. Le président de la CENI, Prosper Ntahorwamiye, annonce l’enrôlement de plus d’un million de nouveaux électeurs en octobre 2026, en vue de la présidentielle de 2027. SOS Médias Burundi

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