La liberté de la presse pourrait de nouveau tomber au Burundi selon HRW
Au moment où beaucoup croyaient que la liberté de la presse avait touché le fond au Burundi, Human Right Watch revient sur les cérémonies de remise des prix aux médias organisées en début de cette semaine par le Conseil national de la communication (CNC). Pour HRW, cet organe contrôlé par le gouvernement, a montré que la liberté de la presse était possible de tomber encore plus bas. (SOS Médias Burundi)
Les cérémonies de la remise du prix medias avait pour thème le «rôle des médias dans l’assainissement du contexte des élections de 2020 au Burundi». Elles ont été marquées par un lauréat inattendu avec le premier prix dans la catégorie télévision, à savoir l’équipe de communication de la police nationale burundaise. «Il faut rappeler que la police du Burundi a été impliquée dans d’innombrables exactions, dont des meurtres, un recours excessif à la force, des arrestations arbitraires et des actes de torture à l’encontre de personnes soupçonnées d’être des opposants politiques, et qu’elle s’est régulièrement livrée à des actes de harcèlement contre des journalistes qui tentaient d’informer sur ces crimes», a déclaré Lewis Mudge, directeur de l’Afrique centrale à Human Rights Watch.
À quelques semaines seulement de la prochaine élection présidentielle au Burundi, HRW indique que de fausses récompenses de la part de l’organe étatique de contrôle des médias viennent ajouter une pointe d’ironie cruelle aux menaces et aux attaques que les journalistes indépendants continuent de subir au Burundi.
L’intégralité du communiqué >>> La liberté de la presse pourrait de nouveau tomber au Burundi selon HRW
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