COUP DE CRAYON – Loi liberticide et emprisonnement : l’étau se resserre autour des journalistes
Analyse d’un jeune burundais (SOS Médias Burundi)

Aujourd’hui, faire du journalisme au Burundi, c’est avant tout être courageux et s’attendre à toute éventualité, allant de la disparition forcée à l’emprisonnement.
Alors que le Conseil National de la Communication (CNC) devait assurer une mission de régulation et en même temps garantir l’exercice des professionnels des médias, ce dernier joue un tout autre rôle. Comme celui d’enfoncer encore plus les journalistes.
Depuis près deux semaines, les journalistes du groupe de presse Iwacu sont détenus à Bubanza. Seulement le CNC n’a toujours pas réagi. Pourtant, quand il s’agit de condamner des contenus dérangeants pour le pouvoir burundais, il se trouve être le premier à communiquer tous azimuts.
Autre fait inquiétant. Alors que le Burundi s’approche de la période électorale, les journalistes ont été appelés à signer un acte d’engagement de ne rien diffuser auprès du public, hormis les informations reçues par des voix officielles. Cela ne s’invente pas !
Rappelons ces quelques bases : le journaliste a pour règle de recueillir les informations, de les vérifier en les recoupant. Et ce, avant de les publier. Sinon, le journaliste n’est plus un journaliste. Mais un communicant. Nous voici à la nouvelle école à la Bankumukunzi.
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