Des familles de militaires tués à Mabayi empêchées de faire leur deuil
Des militaires ayant perdu la vie dans l’attaque (nuit du 16 au 17 novembre) étaient originaires des communes de Rugombo, Mugina et Buganda (province de Cibitoke, au Nord-ouest du Burundi). Des familles indiquent qu’elles n’ont pas pu pleurer les leurs. (SOS Médias Burundi)
Selon nos information, les forces de l’ordre ont refusé l’installation de tentes de réception dans les parcelles des familles en deuil.
Une source militaire a confié à SOS Médias Burundi que l’enterrement des premières victimes avait eu lieu vendredi dernier au cimetière de Mpanda (province de Bubanza, à l’ouest du Burundi). Dix corps de membres des Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB) y ont été enterrés. Les dépouilles reposaient à la morgue de l’hôpital local.
Durant l’enterrement, un représentant de l’État-major général a juste parlé « d’un accident » sans préciser lequel.
Colère des familles
Les familles n’ont pas eu le choix quant au déroulement de l’hommage. Certains proches affirment avoir été victime d’intimidations y compris durant l’une des sépultures. Un témoin explique que des véhicules de l’armée ont acheminé les familles au cimetière de Mpanda. Que sur place, elles n’ont pas été autorisées à poser des questions et à prendre des photos comme il est d’usage. Un participant a bravé l’interdit ; il a été interpellé. En outre, la tradition veut qu’un représentant de la famille du défunt prenne la parole. Cela n’a pas été le cas.
Pourquoi on nous empêche de faire le deuil correctement ? Qu’est ce qu’on nous cache ? Notre frère est mort alors qu’il était au service de l’État.
Un proche d’un militaire décédé
L’armée burundaise a jusqu’ici seulement confirmé un assaut ayant visé ses troupes sans communiquer de bilan. C’est lors d’une déclaration radio-télévisée à la RTNB, depuis Bujumbura.
