Rumonge : battu puis arrêté ? La famille d’un militaire retraité dénonce une affaire à sens unique

Rumonge : battu puis arrêté ? La famille d’un militaire retraité dénonce une affaire à sens unique

SOS Médias Burundi

Rumonge, le 6 août 2026 – Joseph Niyongabo, un militaire retraité originaire de la colline Murenge, en zone Rusabagi, commune Rumonge, province de Burunga dans le sud-ouest du Burundi, est détenu depuis le 31 juillet 2026 au commissariat provincial de la police à Rumonge. Poursuivi pour des faits présumés de coups et blessures volontaires sur un voisin, il est actuellement hospitalisé sous surveillance policière. Sa famille conteste cette version et affirme qu’il serait plutôt la principale victime dans cette affaire.

Selon des sources proches de la famille, les faits remontent au 22 juillet 2026. Ce jour-là, Joseph Niyongabo gardait son troupeau dans son pâturage lorsqu’une altercation aurait éclaté avec un voisin. Au cours de l’incident, le retraité aurait été blessé à l’oreille gauche, tandis que son voisin aurait été touché au front.

Des témoins interrogés sur place affirment que plusieurs personnes, venues en apparence pour séparer les deux hommes, se seraient finalement jointes à l’agression contre Joseph Niyongabo. D’après ces témoignages, il aurait été violemment battu avant d’être évacué par la police vers le Centre de santé de Muyange pour recevoir des soins.

Toujours selon les mêmes sources, la police judiciaire aurait ordonné son arrestation le jour même des faits, le 22 juillet 2026. Après plusieurs jours de détention, il a été transféré, le 31 juillet 2026, au cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge.

Sa famille indique que son état de santé s’est détérioré au cours de sa détention, obligeant les autorités à le transférer à l’hôpital de Rumonge, où il est actuellement hospitalisé sous surveillance policière.

La famille dénonce un traitement inéquitable

Les proches du militaire retraité dénoncent ce qu’ils qualifient de traitement injuste dans la gestion du dossier. Ils affirment que les personnes qu’ils accusent d’avoir agressé Joseph Niyongabo n’ont fait l’objet d’aucune arrestation, alors que lui demeure privé de liberté.

Ils demandent aux autorités judiciaires de mener une enquête impartiale afin d’établir les responsabilités de toutes les personnes impliquées et de poursuivre les auteurs des violences présumées conformément à la loi.

Les autorités judiciaires et policières n’ont pas encore communiqué publiquement sur cette affaire.

________________________________________________

Photo : Le chef-lieu de Rumonge, dans la province de Burunga au sud-ouest du Burundi, où la famille d’un militaire retraité dénonce une affaire de coups et blessures qu’elle juge traitée à sens unique. © SOS Médias Burundi

Previous Gitega : une dizaine de morts en dix jours, l’inquiétude grandit face à la montée de la criminalité
Next La frontière burundaise recule-t-elle ? Les autorités pointent du doigt l’érosion et les activités humaines

You might also like

Justice Fr

Makamba : le responsable du méga SSD de Mabanda et son comptable interpellés

Les deux hommes sont affectés au SSD (souvent dépôt régional) de la commune de Mabanda, en province de Makamba (sud du Burundi). Ils sont en détention depuis jeudi soir. Ils

Justice Fr

Kirundo : prison à perpetuité contre trois personnes pour avoir assassiné une veuve

Le tribunal de grande instance de Ngozi (nord du Burundi) a infligé un emprisonnement à perpétuité contre trois hommes impliqués dans le meurtre d’une veuve. Ce meurtre a été commis

Justice Fr

Bubanza : le directeur de la prison arrêté et emprisonné après l’évasion d’un condamné

Le directeur de la prison de Bubanza (ouest du Burundi) Émile Nduwayo a été arrêté ce lundi à l’issue de sa comparution devant la cour d’appel de Bujumbura (ville commerciale).L’affaire