COUP DE CRAYON: Contributions « volontaires », les enseignants payent un lourd tribut


Frappés par plusieurs contributions (au nom de la solidarité nationale), les enseignants du Burundi se voient dépouiller du peu qui leur restait. Désormais sur leur maigre salaire, ils doivent contribuer pour des syndicats dont ils ne sont pas membres. (SOS Médias Burundi)

Victor Ndabaniwe, président de la coalition COSSESSONA (Coalition Spéciale des Syndicats des Enseignants pour la Solidarité Nationale) semble avoir bien assimilé la leçon de la Bible : « …car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a …», Mathieu 13 :12.

Eh ben, par tous les moyens, des menaces, allant jusqu’à l’emprisonnement de ceux qui s’opposent à la contribution «forcée » pour la COSSESSONA, les enseignants ne savent pas  à quel saint se vouer. 

Sieur Ndabaniwe, d’une manière ironique dira : «  que celui qui ne veut pas contribuer s’inscrive sur une liste, pour que seuls ceux qui veulent adhérer à notre coalition donne l’argent».

Mais, « qui osera déclarer haut et fort qu’il ne va pas contribuer quand on sait déjà que cette coalition est soutenue par le pouvoir en place ?’, s’interrogent plus d’un.

Une chose est sure : la galère qui frappe les enseignants ne va pas épargner tel ou tel autre pour son appartenance politique. Seuls les représentants de ces syndicats vont s’enrichir sur le dos de l’enseignant qui gagne moins de 50 dollars par mois.

La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a mis en place vendredi dernier une commission d’urgence pour résoudre le problème.