La CNIDH prête à contribuer dans la résolution de la crise entre les syndicats des enseignants et la COSSESSONA


Le président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) l’a déclaré ce vendredi au cours d’une conférence de presse. Sixte Vigny Nimuraba a indiqué que sa  commission reçoit ces jours  beaucoup de plaintes contre la Coalition Spéciale des Enseignants pour la Solidarité Nationale (COSSESONA). Il a affirmé avoir déjà mis en place une commission spéciale pour enquêter sur ce dossier. (SOS Médias Burundi)

Selon le président de la CNIDH, plusieurs enseignants ont déjà  saisi son institution.

«Nous avons déjà reçu, et recevons encore beaucoup des plaintes  des enseignants. Ils se  lamentent que la COSSESONA prend de force leur argent sans consentement. Ça nous inquiète et c’est pourquoi nous avons mis en place une commission de 5 personnes pour enquêter. Elle a 7 jours pour nous faire le rapport, et nous nous y pencherons », a-t-il rassuré.

Il s’est également exprimé sur la détention de deux leaders syndicaux suite à la mésentente entre leurs syndicats et la COSSESONA. «Nous sommes au courant qu’un certain Antoine Manuma président du syndicat SYGEPEBU et Gérard Niyongabo président du syndicat  SEPEDUC, qui ont joué un rôle important dans la contestation de la COSSESSONA sont en détention. Notre commission va s’en occuper dans l’immédiat » a t-il poursuivi.

Le conflit entre les deux syndicats et  la coalition vient de durer une année. Il s’est amplifié depuis  fin décembre dernier.

Les deux leaders syndicaux s’opposent au prélèvement sur le compte de chaque enseignant d’un montant mensuel de 500 francs burundais. Selon eux, le montant a été décidé unilatéralement par la coalition, ce qu’ils qualifient comme certains juristes de « violation de droits, du code de travail et de la  constitution du Burundi ». Le gouvernement, employeur des enseignants ne s’est pas encore exprimé sur le cas.