Crise de confiance des enseignants: les deux leaders syndicaux détenus à la police judiciaire de Bujumbura


Gérard Niyongabo, représentant national du Syndicat des Enseignants et Professionnels de l’Éducation (SEPEDUC), et Antoine Manuma, représentant national du syndicat SYGEPEBU (Syndicats Général des Enseignants et des Professionnels de l’Éducation du Burundi) ont été transférés jeudi dernier, respectivement des cachots de la police de Ndava et Rutana vers le cachot de la  police judiciaire de Jabe à Bujumbura. C’est le commissaire de la police anti criminelle qui s’est chargé du transfert. (SOS Médias Burundi)

Selon un porche d’un détenu, les deux leaders  n’avaient pas encore  été entendus par un officier de la police judiciaire jusqu’à hier.

La Commission  Nationale Indépendante des Droits de l’Homme CNIDH qui s’est dernièrement saisie du problème entre les syndicats et la coalition COSSESSONA (Coalition Spéciale des Syndicats des  Enseignants pour la Solidarité Nationale) a reçu aujourd’hui une délégation des enseignants et de la Cosybu (Confédération Syndicale du Burundi) pour parler de la situation.

Pour rappel, Gérard Niyongabo et Antoine Manuma avaient été interpellés la semaine dernière. C’est suite à  une pétition qui se faisait signer par des  enseignants pour dire non au retrait forcé d’un montant de 500 francs burundais par mois sur les salaries.

Le retrait a été  initié par la COSSESONA  dans le but de contribuer à la solidarité nationale.

Vendredi dernier, la CNIDH a créé une commission de 5 personnes chargée d’enquêter et de proposer des voies de sortie de la crise.  Dans 3 trois jours, elle doit rendre  son rapport.