Une mise en quarantaine problématique pour des Burundais qui rentrent


Une centaine de personnes sont placées en quarantaine dans les provinces de Kirundo ( nord du Burundi) et de Muyinga (nord-est) depuis le week-end dernier. Ils sont confinés dans des hôtels identifiés pour cet effet. Toutefois, ce sont eux-mêmes qui supportent les charges de leur séjour. Vendredi dernier, le ministre en charge de la santé avait mis en garde tous les ressortissants burundais et étrangers résidant au Burundi de rester dans leur pays de résidence actuelle « en attendant que des mesures supplémentaires relatives à la mise en quarantaine soient prises ». ( SOS Médias Burundi)

Pour les neuf Burundais qui ont rejoint six autres compatriotes au chef-lieu de la province de Kirundo hier, ils décrivent des conditions insupportables qui leur ont été imposé. « Nous avons mené une vie très dure à la frontière rwando-burundaise. C’est nous qui nous débrouillions pour avoir de quoi mettre sous la dent », ont-ils révélé.

En province voisine de Muyinga, plus de quatre-vingt individus sont logés dans un hôtel non loin de la frontière burundo-tanzanienne de Kobero. Ils sont arrivés en petits groupes en provenance du Kenya et de l’Ouganda comme le confirment des sources policières. Eux aussi, ils doivent être retenus pendant quatorze jours, le temps pour les autorités sanitaires de s’assurer qu’ils n’ont pas été atteints par le coronavirus. Des parents se lamentent qu’ils leur est très difficile de trouver des moyens pour faire vivre leurs enfants en confinement. « Nous peinons à avoir de l’argent pour la prise en charge totale de nos enfants », a indiqué un père de famille qui s’était déplacé à Kobero pour assister son fils.

Les autorités sanitaires et policières disent qu’elles mettent en application les décisions du ministère en charge de la santé. Vendredi dernier, Thaddée Ndikumana avait sorti un communiqué pour mettre en garde les Burundais et étrangers résidant au Burundi. « Rester dans les pays de résidence en attendant que les mesures supplémentaires relatives à la mise en quarantaine soient prises », peut-on lire dans le communiqué qui précise que tous les frais de résidence et de subsistances durant toute la durée de la quarantaine seront à la charge du voyageur.
Des observateurs demandent aux Burundais de lire et suivre les règles et recommandations des autorités et de les prendre au sérieux.