Mort de P. Nkurunziza : la Cour Constitutionnelle choisit la prestation de serment anticipée plutôt que l’intérim
Suite au décès du Président de la République survenu ce lundi, les deux vice-présidents du Burundi ainsi que le gouvernement ont saisi la Cour constitutionnelle ce jeudi. La haute juridiction a constaté « la vacance du poste de ‘’Président de la République ». (SOS Medias Burundi)
L’article 121, alinéa 2 de la Constitution de 2018 prévoit qu’en cas de vacance pour cause de démission, de décès ou de toute autre cause de cessation définitive de ses fonctions, l’intérim est assuré par le Président de l’Assemblée nationale ou, si ce dernier est à son tour empêché d’exercer ses fonctions, par le Vice-président de la République et le Gouvernement agissant collégialement.

Comme le décès du Président Pierre Nkurunziza est survenu au lendemain des élections avec un nouveau Président qui n’attendait que la prestation de serment pour occuper ses fonctions, l’intérim n’est pas nécessaire, selon la Cour constitutionnelle. « Il faut procéder le plus tôt possible, à la prestation de serment du Président élu en la personne de Evariste Ndayishimiye », déclare la haute juridiction.
Le président élu n’est pas réapparu publiquement depuis mardi. Son épouse Angeline Ndayubaha est allée seule signer le registre de condoléances du président Nkurunziza, au palais présidentiel à Bujumbura. Ce qui a alimente la rumeur sur la santé du général Neva qui a par ailleurs passé du temps avec son mentor le dernier week-end de mai.
D’après nos informations, M. Ndayishimiye devrait se rendre demain matin à la présidence (Bujumbura) pour un hommage au défunt et donc y signer le livre d’or.
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