Burundi: le parlement a approuvé le premier ministre et le vice-président
Respectivement Hutu et Tutsi, les deux hommes vont occuper des postes prévus par la constitution de 2018. Les noms des deux hommes ont été proposés par le chef de l’État Évariste Ndayishimiye. (SOS Médias Burundi)
Le premier a été à 92 voix pour et 2 contre sur 94 députés qui étaient à l’hémicycle de Kigobe.
Quant au second, il a été approuvé à 91 voix pour, 2 contre et une abstention.
Ils n’étaient pas présents à l’Assemblée Nationale.
Les deux hommes ne sont pas nouveaux dans la politique burundaise.
Bunyoni
Jusqu’ici ministre de la sécurité publique et seul maréchal que connaît le Burundi, Alain Guillaume Bunyoni est né en 1972, en commune de Kanyosha dans la ville de Bujumbura.
Il a rejoint la rébellion Hutu dans les années 90 après l’assassinat du président Melchior Ndadaye et était l’un des principaux chefs militaires des forces de défense de la démocratie ( FDD) qui deviendront plus tard le CNDD-FDD.
De retour du maquis, Bunyoni a occupé le poste de directeur de la police burundaise entre 2005 et 2007.
À deux reprises, il est ministre de la sécurité publique du 7 novembre 2007 au 11 novembre 2011 avant de revenir le 24 août 2015.

Entre 2011 et 2014, il était chef de cabinet du président Pierre Nkurunziza décédé des suites d’un arrêt cardiaque le 8 juin dernier, selon le gouvernement.
Très discret, Bunyoni est considéré comme le plus « dur » du régime CNDD-FDD.
Alain Guillaume Bunyoni est parmi douze personnalités burundaises qui font objet d’une enquête ouverte par le conseil des Nations-Unies depuis Septembre 2016.
Il est soupçonné d’être responsable « de crimes commis depuis avril 2015 », quand des manifestations contre le troisième mandat de Nkurunziza ont été réprimées dans le sang.
Bazombanza
Ingénieur en génie électromagnétique, il est né en 1960 dans la commune de Rusaka( alors province de Muramvya) et actuelle province de Mwaro au centre du Burundi.
Son ascension politique commence en 2002 quand il devient gouverneur de Mwaro, un poste qu’il occupera jusqu’en 2005.
Suite à des divisions au sein de l’Uprona ( Union pour le Progrès National) et du positionnement du CNDD-FDD, il devient premier vice-président en 2014 pour une durée d’une année.

Entre 2016 et 2017, il a occupé le poste de directeur général de l’INSS( Institut National de Sécurité Sociale) avant de devenir secrétaire général de l’agence de régulation et de contrôle des assurances.
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