Makamba : la province doit une dette à des fournisseurs de matériaux depuis 2016


Ces commerçants ont fourni divers matériaux de construction d’un bâtiment à six niveaux qui servira de bureaux administratifs de la province de Makamba (sud du Burundi). Ils réclament d’importantes sommes que l’autorité provinciale n’a pas payé depuis le début des travaux en 2016 alors que les habitants ont régulièrement donné des contributions pour la construction de l’immeuble.
Ils demandent au gouverneur entrant de se saisir de l’affaire.
( SOS Médias Burundi)

Ils ont fourni des perches, du ciment et d’autres matériaux de construction.

« Moi et d’autres commerçants avons fourni des perches d’ une valeur de plus de vingt millions de BIF. L’ancien gouverneur Gad Niyukuri a refusé de payer. En plus, il n’a donné aucune raison qui explique son refus », se lamente un fournisseur de perches.

Et pourtant des habitants de la province de Makamba ont contribué régulièrement pour parachever le chantier.

« On ne comprend comment on ne paie pas des dettes alors que des habitants de la province et les fonctionnaires contribuent chaque mois pour la construction du bâtiment », se questionne un autre fournisseur.

« Le cabinet du gouverneur et moi avons signé un contrat de fourniture de perches mais il me doit plus de 15 millions. J’ai contracté des dettes auprès des particuliers et ils me traitent d’escroc car ces dettes datent de 2017 », se désole un autre fournisseur contacté.

Immeubles en construction à Makamba

Selon des sources locales, certains commerçants ont fui le pays après avoir échoué d’honorer les contrats avec des particuliers qui les approvisionnaient en matériaux, disent de hommes d’affaires locaux.

Des commerçants trouvent « inacceptable » la situation. La province doit à certains des sommes allant jusqu’à cinquante millions. Ils affirment qu’ils parviennent difficilement à faire vivre leur famille, leur commerce ayant été affecté par les impayés.

Des maçons et leurs aides indiquent aussi que la province leur doit des arriérés sur leur salaire. Lundi dernier, ils ont fait un sit-in devant les bureaux de la province lors de la remise et reprise entre l’ancien gouverneur et le nouveau.

Ils demandent aux autorités hiérarchiques de se saisir de l’affaire pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits.