Rumonge: 66 personnes dont 7 militants du parti CNL incarcérés


Ils ont été arrêtés avant l’élection des sénateurs du 20 juillet 2020. Parmi eux sept militants du parti CNL dont deux conseillers communaux à Muhuta(sud-ouest du Burundi). Détenus dans de mauvaises conditions hygiéniques, ils sont exposés au Coronavirus. ( SOS Médias Burundi)

Des sources proches de ce parti à Rumonge disent que leur interpellation suivie d’une détention n’avait d’autres mobiles que de les empêcher à participer au vote des sénateurs en province de Rumonge ( sud-ouest au Burundi).

Les deux conseillers sont sont Janvier Nibitanga et Jean Marie Vianney Nsabimana. Ils ont été respectivement arrêtés le 7 et 16 juillet à Muhuta par le responsable du service national des renseignements à Rumonge. Ils sont poursuivis pour participation aux bandes armées.

Selon des sources policières, les dossiers des 7 opposants sont traités par le responsable des renseignements. Normalement, ce sont des OPJ ( officiers de police judiciaire) qui devraient s’en charger.
Nos sources expliquent que deux détenus viennent de passer plus de 2 mois au commissariat. Selon le code pénal, un détenu ne doit pas dépasser 14 jours dans un cachot de la police.

Conditions de détention déplorables

Jusqu’à ce mercredi 22 juillet 2020, le cachot provincial de la police comptait 66 détenus dont 8 femmes. Ils sont hébergés dans des compartiments construits sur un espace de 8 mètres sur 12.
« Le local ne devait pas recevoir plus de 30 personnes », indique une source policière.

Parlant des conditions de détention, la même source affirme que ces détenus sont exposés au covid19.

Le cachot est très surpeuplé, impossible d’observer la distanciation sociale à l’ intérieur. La maison d’arrêt n’a pas d’ eau potable.
Les savons et d’autres matériels d’hygiène y font défaut. Pour avoir de l’ eau, les détenus l’achètent à l’extérieur, sur leurs propres frais.

___________________

Photo: vue de la ville de Rumonge