Les activités agricoles interdites au camp de réfugiés burundais de Nduta en Tanzanie


Une pancarte de la zone C du camp de Nduta

La décision a été prise mercredi 14 octobre. C’est le bureau du président du camp qui l’a annoncée aux réfugiés. Il estime que l’agriculture est réservée à des gens déjà installés définitivement en Tanzanie.(SOS Médias Burundi)

Les réfugies burundais de Nduta, l’un des camps qui abrite plus de Burundais en Tanzanie, se disent très inquiets des mesures prises par des autorités tanzaniennes qui, selon eux handicapent leur vie.

Le représentant du gouvernement tanzanien, en même temps président du camp a tenu une réunion à l’endroit des réfugiés ce mercredi. L’une des décisions prises, c’est l’interdiction de toute activité agricole au camp, une mesure mal accueillie par les concernés.

“Nous sommes très étonnés par des mesures intempestives et contraignantes. Hier c’était la réduction considérable de la ration alimentaire. Et voilà qu’ aujourd’hui on nous interdit de cultiver même tout au tour de nos maisons. Ils veulent nous contraindre de rentrer chez nous”, se désolent-ils.

Normalement, il n’y a pas de champs cultivables à l’intérieur du camp. Toutefois, les réfugiés pouvaient planter des légumes, des fruits, du maïs ou encore du haricot tout au tour de leurs cabanes. Ils affirment que ces cultures les aident beaucoup pour équilibrer l’alimentation et pour lutter contre la malnutrition surtout chez les enfants.

Le président du camp n’a pas donné plus d’explication. Il a néanmoins indiqué que ce genre d’activité devrait être pratiquée par “des gens qui se sont installés définitivement”, insinuant que ces Burundais peuvent rentrer d’un moment à l’autre. “Alors il ne faut pas perdre du temps”, a-t-il lancé.

Ce qui est permis, a-t-il ajouté, c’est la plantation des arbres pour lutter contre la destruction de l’environnement dans le camp.

Près de 70.000 Burundais vivent dans le camp de Nduta en Tanzanie.