Rumonge: le cachot du commissariat provincial de la police surpeuplé


Bugarama, Rumonge, SOS Médias Burundi

Plus de 90 personnes sont détenues au cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge (sud-ouest du Burundi). Le nombre dépasse de loin sa capacité d’accueil qui est de 30 personnes, selon des sources policières. En plus du surnombre, le cachot n’est pas éclairé et ne dispose pas de sanitaire. Des observateurs dénoncent des « conditions de détention inhumaines ». (SOS Médias Burundi)

La majorité des détenus ont été transférés au commissariat provincial de la police à Rumonge en provenance des communes de Bugarama, Burambi, Buyengero Muhuta et Rumonge.

Ils étaient 91 à loger dans le cachot jusqu’à samedi 17 octobre 2020.

« Ils sont tellement nombreux qu’il est presque impossible de pouvoir s’asseoir. La plupart sont des militants du CNL qui ont été arrêtés dans différentes communes de la province de Rumonge », ont raconté à SOS Médias Burundi des familles des détenus.

Certains détenus viennent de passer un mois ou deux sans être présentés à un juge( selon le code pénal burundais, un détenu ne peut pas dépasser deux semaines dans un cachot de la police), a révélé à notre rédaction une source judiciaire.

Des défenseurs de droits humains dénoncent des conditions de « détention inhumaines ».
Ils évoquent entre autres le manque d’eau potable et de toilette.

Des observateurs à Rumonge disent que plusieurs dossiers de détenus sont vides et que la plupart des interpellés sont des opposants qui ont été arrêtés arbitrairement.

Les proches des détenus demandent au parquet d’accélérer le processus afin que les dossiers soient clôturés.

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Photo:vue de la ville de Rumonge