Murembwe : les prisonniers ne mangent pas à leur faim
Depuis un certain temps, les détenus de la prison de Murembwe dans la province de Rumonge (sud-ouest du Burundi) ne cessent de crier qu’ils risquent de mourir de faim si rien n’est fait dans l’immédiat. La quantité de nourriture qu’ils reçoivent par jour a sensiblement diminué. (SOS Médias Burundi)
Selon des prisonniers, c’est sur une cuillère que l’on mesure la quantité de haricot à donner à chacun. « On donne à chacun quatre cuillères de haricot et un quart de kilogramme de farine de manioc par jour. La quantité est tellement insignifiante qu’il est même impossible de préparer la patte de manioc dans une marmite. Il y’a même des fois où on manque ce petit rien[…] », alertent des prisonniers qui se sont confiés à SOS Médias Burundi.
Des familles ou des proches des détenus qui vivent à Rumonge non loin de la prison leur apportent de la nourriture. Les autres sont obligés de s’approvisionner avec leurs propres fonds à l’extérieur de la prison, a-t-on appris.
Selon une source proche de la direction de cette maison carcérale, en situation normale chaque détenu doit recevoir 350 grammes de haricot et de farine par jour, un peu de sel et de l’huile de palme.
Des défenseurs locaux des droits des détenus demandent au gouvernement d’intervenir pour donner une nourriture suffisante aux détenus.
La prison de Murembwe héberge plus d’un millier de détenus alors que sa capacité d’accueil est de 800 personnes.
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Photo d’archives : des prisonniers à l’intérieur de la prison de Murembwe
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