Rwanda : un réfugié burundais tué à Kigali
C’est un chauffeur de camion qui vivait à Masaka, un quartier de la périphérie sud de Kigali. Il aurait été égorgé par des gens dont des Rwandais après des bagarres dans un bistrot. La police affirme avoir entamé une enquête. (SOS Médias Burundi)
D’abord ce sont des photos et vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux surtout des Burundais, réfugiés au Rwanda. Les images montrent un jeune homme en tricot jaune, en train d’être malmené par deux jeunes gens, essayant de l’égorger.
“Il s‘agissait de Muhizi Emmanuel (alias NYAMA NONO), un chauffeur de camion faisant le transport Kigali-Dar- Es Salaam. Il était en train d’être égorgé par trois hommes dont un agent de sécurité sur un bistrot dans lequel il étanchait la soif, tard dans la nuit. Le propriétaire du bar est un officier de la police rwandaise”, témoignent ses amis.
La police a été alertée.
“Le policier qui est visible sur la photo venait pour secourir la victime, mais il est arrivé un peu tard, le crime était déjà presque consommé. Le pauvre n’a pas été secouru à temps”, regrettent-ils.
Muhizi Emmanuel n’est pas mort sur le champ. Il a d’abord été détenu dans un cachot de la police.
“Agonisant, il a été mis dans un cachot de la police à Kabuga, accusé de coups et blessures alors que c’est lui la victime. Une journée après, il est mort dans le même cachot”, ajoutent-ils.
La colère monte chez les réfugiés burundais.
“C’est dommage dans un pays comme le Rwanda qu’un réfugié soit tué,égorgé, encore dans un bar d’un policier du bureau d’investigation, RIB! Que les auteurs soient traqués et punis, même ces Rwandais, sinon la justice populaire risque de suivre ce cas. Ses amis jurent de se venger”, affirment ses connaissances du quartier.
La police affirme avoir entamé une enquête.
“Le bureau rwandais d’investigation RIB a été saisi. Ceux qui ont pris part à cette agression ont tous été arrêtés. Ils sont en train d’être poursuivis”, a réagi sur Twitter le porte parole du RIB, Thierry Murangira.
Le corps de la victime n’a pas encore été enterré. Il repose à la morgue de l’hôpital de police de Kacyiru dans la capitale Kigali.
“On y fait la vérification d’empreintes digitales pour des cas de crimes comme celui-ci. C’est comme ça qu’on détermine de vrais auteurs”, affirment des sources policières.
Le comité exécutif de la communauté des réfugiés urbains demande aux réfugiés de rester tranquilles et d’attendre les résultats des enquêtes de la police. Il exige plutôt une solidarité positive à la famille du jeune célibataire.
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Photocollage : Muhizi Emmanuel (tricot jaune) , en train d’être étranglé par deux jeunes gens
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