Kakuma (Kenya) : les réfugiés dénoncent la lenteur dans l’octroi des documents administratifs
Les réfugiés estiment que la lenteur dans l’octroi de certains documents s’accompagnent de lourdes conséquences aussi économique que psychosociale. Ils affirment qu’ils peuvent passer un mois ou plus sans trouver de document qui devrait être délivré en moins de deux heures. (SOS Médias Burundi)
Les documents concernés par la lenteur sont notamment la carte de mutuelle santé, les preuves d’enregistrement de statut de réfugié, la carte d’identité pour réfugié, les certificats de naissance et statuts pour les nouveaux-nés,…
Des réfugiés qui se sont confiés à SOS Médias Burundi affirment que « nous pouvons passer plus de deux semaines à venir chercher un document qui devrait être délivré en deux heures au maximum ».
Et de se désoler « ce qui est très regrettable, ces documents dont on nous prive sont très importants dans la vie de réfugiés ici et dans tous les camps du monde ».
Les explications données ne satisfont pas les intéressés.
« Soit l’on te dit que le document n’est pas prêt, que les données ne sont pas disponibles, que les cartons ou les machines ne sont pas disponibles ou fonctionnelles,.. Et on ne sait pas si ces agents veulent des pots de vin ou pas », regrettent-ils.
Les familles de réfugiés disent qu’elles sont obligées de dépenser beaucoup de frais de transport du moment qu’un seul centre de réception est opérationnel pour deux sites à savoir le camp de réfugiés de Kakuma et l’installation intégrée de Kalobeyei , les deux campements étant séparés par une distance d’au moins 20km.
« Pour les gens qui quittent les villages de Kakuma I, II, III et VI par exemple, ils doivent payer entre 200 et 600 shillings kényans pour une course sur moto ou taxi-vélo pour le trajet aller-retour. S’y rendre deux ou trois fois la semaine et attendre pour un mois revient à bafouer les droits des réfugiés- déjà vulnérables », indiquent-ils tout en demandant que la lenteur administrative puisse trouver solution le plus tôt possible. Les réfugiés exigent aussi l’ouverture de nouveaux centres.
« Ou bien alors, qu’il soit organisé des campagnes pour octroyer ces documents », suggèrent-ils.
Kakuma compte plus de 200 mille réfugiés de plusieurs nationalités dont plus de 20 mille Burundais.
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Photo : vue partielle du camp des réfugiés de Kakuma
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